C’est le printemps, vérifiez vos gouttières et descentes pluviales
Avec l’arrivée du printemps et des pluies parfois abondantes, il vaut mieux s’assurer que vos gouttières et descentes pluviales fonctionnent adéquatement. Pour ce faire, on retrouve quelques suggestions dans le Guide de performance de l’Association provinciale des constructeurs d’habitations du Québec (APCHQ).
Parmi les conseils pratiques dont regorge cet outil de référence en matière de suivi d'un investissement résidentiel et de maintien de sa valeur, voici certains aspects à considérer pour les gouttières et les descentes pluviales.
À chacun d’y voir
Comme la très grande majorité des maisons neuves sont livrées sans gouttières, il est fort probable que vous ayez à transiger avec un entrepreneur spécialisé pour leur installation. Bien que les gouttières et les descentes captent les eaux pluviales, elles ne gèrent pas les accumulations d’eau potentielles sur les pourtours des fondations, ce dont vous devrez discuter avec votre entrepreneur paysagiste.
Il est important de vous entendre avec ces deux professionnels avant même de commencer les travaux, et ce, afin de bien protéger votre propriété des ennuis potentiels importants, tels que des fissures aux fondations ou des infiltrations d’eau. Ainsi, bien au-delà de l’aspect esthétique de l’aménagement paysager ou de l’ajout de gouttières, des considérations essentielles demeurent de votre ressort. Il est de votre responsabilité de vous assurer que les tolérances admissibles sont adéquatement respectées.
Tolérances à respecter
Les gouttières doivent avoir une pente adéquate vers les descentes pluviales et les drains afin qu’il n’y ait pas d’accumulation d’eau de plus de ½ po (12 mm) lorsqu’elles ne sont pas obstruées. Elles devraient en outre permettre un écoulement sans débordement lors de précipitations normales et l’eau ne devrait pas demeurer dans les gouttières plus de 48 heures après une pluie, à moins qu’il ne s’agisse d’un mélange de pluie et de neige.
Quant aux descentes pluviales, elles devraient être installées de façon à éviter l’accumulation d’eau à l’intérieur d’un périmètre équivalant à 6 pi 6 pouces (2 m) sur le pourtour du bâtiment. Ainsi, lors de l’aménagement du terrain, il faut prévoir des pentes positives (qui éloignent l’eau des fondations) et installer des butoirs et des drains adéquats pour favoriser un égouttement normal.
Il importe aussi de souligner qu’il est interdit de raccorder les descentes pluviales au drain français de la maison, puisque ce type de raccord peut entraîner des problèmes majeurs d’infiltrations d’eau. Dans ce cas, des correctifs devront être apportés par l’entrepreneur qui en fait l’installation. Mentionnons toutefois qu’il est possible de raccorder les descentes pluviales à un système de drainage qui sera dirigé vers un fossé. Les «écolos» peuvent aussi installer un réservoir tout près des descentes pluviales de façon à récupérer l’eau de pluie pour arroser les fleurs et le terrain.
Des fuites?
Vous voyez des fuites aux joints des gouttières et des descentes pluviales? Si ces écoulements sont notés lors d’une pluie normale, la situation n’est pas jugée acceptable et l’entrepreneur qui les a installées devrait apporter les correctifs requis. Par contre, si l’eau s’écoule à l’extérieur des gouttières ou déborde lors de fortes pluies, il ne s’agit pas de fuites. Les gouttières peuvent être obstruées par des débris qui empêchent un écoulement adéquat; leur nettoyage fait partie de l’entretien normal de votre résidence.
À propos du Guide de performance de l’APCHQ
Suivant les différentes étapes de construction, le Guide de performance de l’APCHQ répertorie quelque 280 constats de situation, lesquels sont accompagnés d’un niveau de performance à respecter, indiquant un seuil acceptable de tolérance. Bien que ces constats et recommandations aient été établis en fonction du marché de la maison neuve, nombres d’entre eux s’appliquent également au marché de la rénovation. Pour vous le procurer, communiquez avec le Service Formation construction de l’APCHQ au 1-800-468-8160, poste 257.
* (Source: Association provinciale des constructeurs d’habitations du Québec - APCHQ)