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Sources domestiques préoccupantes d'électromagnétisme

Article mis en ligne le 19 juin 2009 à 5:10
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Sources domestiques préoccupantes d'électromagnétisme
Désormais, les nouveaux systèmes radiants électriques sont conçus pour ne pas exposer les gens à des champs magnétiques de 60 Hertz.
Sources domestiques préoccupantes d'électromagnétisme
Dans le Guide d’équipement mécanique de la SCHL, on recommande la prudence avec les câbles électriques chauffants. Certains d’entre eux exposent les gens à des champs magnétiques de 60 Hertz. Une exposition prolongée à ces champs est fortement soupçonnée d’être une des causes de la leucémie infantile (bioinitiative.org et volume 80 sur monographs.iarc.fr).
Selon une étude médicale ontarienne (ncbi.nlm.nih.gov/pubmed/10389746), chez les garçons de moins de 6 ans, le risque d’être atteint de ce cancer du sang doublait à partir d’une dose de magnétisme de seulement 1,4 milligauss (ou 0,14 microtesla). Or, certains planchers radiants électriques d’ancienne génération émettent un champ de plus de 75 milligauss au niveau du sol. Aujourd’hui, plusieurs fabricants offrent des systèmes de planchers (easyheat.com; flextherm.com; stelpro.com) et de plafonds (thermaray.com) radiants électriques conçus pour ne pas exposer les gens à des champs magnétiques de 60 Hertz.

On retrouve également plusieurs autres sources de champs magnétiques élevés dans et autour des habitations. Parmi les principales : les lignes de distribution électrique de quartier et leurs transformateurs, le téléviseur, le panneau électrique principal et la mise à la terre de l’entrée électrique lorsqu’elle est faite sur une entrée d’eau métallique plutôt qu’avec des tiges métalliques enfouies.

Il est vrai que les effets sur la santé sont encore controversés : les bonnes études indépendantes sont rares. C’est que les fonds de recherche proviennent surtout des industries de l’électricité et de l’électronique qui n’ont pas intérêt à ce qu’on prouve leur nocivité. Or, l’Union européenne vient d’adhérer aux conclusions des experts indépendants qui ont signé le fameux rapport Bioinitiative.org : les normes d’exposition internationales doivent être révisées, car elles sont si laxistes qu’elles mettent la santé du public en péril.

D’autant plus que les sources d’électromagnétisme sont de plus en plus nombreuses et ne sont pas contrôlées. À cet égard, dès l’an 2000, un double candidat au prix Nobel de la médecine et expert en la matière, le Dr Robert O. Becker, affirmait : «il ne fait aucun doute dans mon esprit, aujourd’hui, le plus grand élément polluant dans l’environnement terrestre est la prolifération des champs électromagnétiques.» (energyfields.org)

Si bien qu’un nombre croissant de personnes, à force d’être exposées, finissent par être atteintes d’électrohypersensibilité (EHS, lire à ce sujet le site suédois bilingue feb.se). Certaines personnes réagissent même aux faibles ondes radio transmises par les réseaux informatiques locaux dits Wi-Fi ou Ethernet sans fil. Il est donc prudent de réduire le plus possible son exposition, particulièrement en limitant son usage sinon en se passant carrément des téléphones cellulaires et des téléphones sans fil conventionnels. En effet, des études indépendantes ont lié l’exposition prolongée aux hautes fréquences qu’ils émettent à des symptômes d’EHS et à des cancers.
Exposition résidentielle
Dans les maisons, l’intensité de la plupart des champs électriques, magnétiques ou des radiofréquences et micro-ondes tombent à zéro à une distance d’un à deux mètres des câbles ou appareils électriques qui les émettent. Parmi les exceptions : le téléphone sans fil digital de type DECT est doté d’une base qui émet des radiofréquences partout dans la maison et en permanence tant qu’elle est branchée.
À l’extérieur, les distances sécuritaires varient d’une source à l’autre. Par exemple, selon les médecins Suzanne et Pierre Déoux, pionniers français de la santé environnementale, il serait prudent de vivre à au moins 250 mètres (820 pieds) d’une ligne à haute tension de 400 000 volts (400 kilovolts ou kV), à 150 m (492 pieds) d’une ligne de 225 kV et à 100 m (328 pieds) des lignes de 90 et 63 Kv. Au Québec la tension de nos lignes de transport est de 120, 315 ou 735 kV, il faut donc extrapoler. Auteurs du Guide de l’habitat sain (medieco.info), les docteurs Déoux recommandent aussi de se tenir à au moins 5 à 10 m (de 16 à 32 pieds) des transformateurs et à 40 m (131 pieds) des lignes de distribution locale de 20 kV.

Pour en savoir plus sur les distances sécuritaires recommandées en ce qui concerne les routes achalandées, usines, stations-services, antennes de radio et de téléphonie cellulaire, etc., voir le numéro d’hiver 2008 du magazine La Maison du 21e siècle. Les marges de sécurité peuvent varier entre 100 m (328 pieds) et 3 km (1,86 mille), notamment selon des facteurs comme les vents dominants et l’orientation des faisceaux de radiofréquences.

Pour se procurer un gaussmètre mesurant les champs électriques et magnétiques et les radiofréquences, voir essentia.ca, le copropriétaire de cette entreprise, Andrew Michrowski, d’Ottawa, a formé plusieurs inspecteurs en la matière, parmi lesquels Stéphane Bélainsky (em3e.com) et Paul Bonneau (kaos42_56@yahoo.com).
Collaboration spéciale André Fauteux, éditeur du magazine La Maison du 21e siècle. Information: www.21esiecle.qc.ca

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