La mairesse de Lévis, Danielle Roy-Marinelli, en discussion avec l'ex-maire de Québec, Jean-Paul L'Allier, de qui elle avoue s'inspirer.
«Semer la qualité pour développer la ville» - J.-P. L'Allier
«Il faut semer les ingrédients propices à améliorer la qualité de vie pour attirer les résidents et entrepreneurs, qui sont les moteurs du développement urbain. Cela doit se faire dans un cadre balisé, afin de ne pas perdre le contrôle.»
C'est en ces termes que l'ex-maire de Québec et membre du bureau d'avocats Langlois Kronstrom Desjardins, Jean-Paul L'Allier, définit la recette du succès pour dynamiser une ville. Ce sont les critères qu'il a appliqués pour relancer notamment le quartier Saint-Roch.
Invité spécial lors d'un récent cocktail printanier de l'Institut de développement urbain (IDU) – section Québec, tenu au Centre des congrès de Lévis, M. L'Allier ajoute qu'il faut être animé d'un esprit créatif et ouvert, pour faire avancer les choses de façon qualitative. Pour lui, il est primordial d'établir des règles de conduite claires et immuables, de manière à donner une direction au développement.
Des propos qui ont plu à l'invitée d'honneur de l'IDU qui suivait au lutrin, la mairesse de Lévis, Danielle Roy-Marinelli. Saluant la complicité qui a existé avec son ancien homologue de la rive-nord, elle a confié avoir toujours eu une profonde admiration pour Jean-Paul L'Allier. «Il est une référence en matière de gestion municipale et urbaine. C'est ce qui m'a inspirée et convaincue de me lancer en politique municipale», ajoute-t-elle.
Offrir des services
La mairesse de Lévis a d'ailleurs vite fait de définir les règles de conduite pour encadrer le développement de sa ville et, notamment, son nouveau quartier Miscéo. Ce secteur au coeur de Lévis a déjà accueilli le campus de l'Université du Québec à Rimouski ainsi que le Centre des congrès de Lévis. Il devrait voir s'ajouter prochainement des immeubles résidentiels et commerciaux.
«Si vous voulez faire du développement urbain, il faut donner des services à vos citoyens. Autrement, vous serez accaparé par la gestion des problèmes et n'aurez plus de temps à consacrer à la progression des dossiers prioritaires», lance Mme Roy-Marinelli.
À l'instar de son mentor, elle dit analyser chaque projet en fonction des besoins de Lévis. L'objectif étant de se distinguer parmi les autres villes. Une démarche qui semble fonctionner puisque sa municipalité a connu une croissance de 115 % depuis trois ans avec des investissements de plus de 1 G$ par année.