La construction en bordure d'un lac ou d'un cours d'eau demande délicatesse et planification, afin de minimiser les impacts sur l'environnement.
Réduire les impacts d’une construction sur le paysage
Salon Chalets et Maisons de campagne au Centre des congrès de Québec du 5 au 8 février
Qu’on en soit conscient ou non, la construction d’un chalet ou d’une maison de campagne en milieu naturel modifie l’écosystème du site. Il faut donc être vigilant.
Que ce soit par le changement de topographie nécessaire à la construction, par l’ajout de surface non perméable et la modification des courants d’eau naturels ou tout simplement par la coupe d’arbres, l’environnement se retrouve perturbé. «Faire affaire avec un architecte paysagiste minimisera les impacts sur le paysage», insiste Marie-France Turgeon, du Groupe Espace Vie.
Réflexion requise
L’amorce de la réflexion sur le travail à accomplir concerne l’intégration du bâtiment dans son milieu naturel. Deux volets sont alors à prévoir, soit l’architecture du bâtiment et celle du paysage.
En ce qui a trait à l’architecture, un survol rapide des principes de conception en fonction des pentes, du soleil, des vents dominants et des vues, ainsi que les matériaux à utiliser orienteront le début du processus. La position du bâtiment, le nivellement, le choix des matériaux, la gestion des eaux, l’utilisation de celles-ci, le choix des végétaux à conserver ou à réintroduire et l’entretien font aussi partie intégrante de cette réflexion. Les conférences de Mme Turgeon durant le Salon Chalets et Maisons de campagne aborderont ces sujets.
Berges au naturel
La remise en état de nos milieux humides implique qu’il convient d’adopter de bonnes habitudes, afin de prévenir l’altération de la qualité de l’eau et de permettre de conserver ses usages récréatifs, de consommation et d’habitats fauniques. Parmi celles-ci, la renaturalisation des berges s’avère une condition incontournable, afin d’assurer la pérennité de nos plans d’eau.
La végétation a le puissant pouvoir de contrer l’érosion grâce à ses feuillages qui freinent le ruissellement des eaux de pluie et aux racines qui retiennent les sols. «Plus la végétation est présente et riche autour d’un lac, plus celui-ci sera en santé», affirme Patrick Dufour, de Signé Patrick Dufour, firme spécialisée en conception et gestion de projets.
Conseils pratiques
Lors de la réalisation des travaux de renaturalisation des rives dénudées ou artificielles, plusieurs éléments techniques doivent être pris en compte. Notons par exemple les méthodes de plantation en pente et en quinconce, qui assurent un bon enracinement des végétaux et qui permettent de ralentir et d’absorber les eaux de ruissellement.
Plusieurs permis sont requis en vue d'une réalisation conforme aux normes. Pour toutes ces raisons, l’embauche d’un professionnel pour gérer les travaux s’avère primordiale. À cet égard, on en retrouvera plusieurs au Salon pour vous guider dans vos projets.
* (Source : Cantin Événements)