La concept extérieur de la Cabane à Maurice intègre beaucoup de bois.
Constructions hivernales: des investissements potentiellement glissants
Avec notre météo aux tempéraments capricieux, il n'est pas évident d’investir dans des projets de construction extérieure, surtout lorsqu’il faut marier son concept avec des structures de glace.
Le propriétaire du Maurice nightclub, Denis Pelletier, a été le premier à concevoir un bar de glace à Québec, l’Icecothèque. Cette année, profitant du 400e, le propriétaire décide de s’investir dans une nouvelle aventure: «la Cabane à Maurice», un resto-bar-boîte à chanson en plein cœur de la Grande-Allée, qui fait revivre l’ambiance des trappeurs.
L’espace de ce lieu est meublé principalement par de gros billots sculptés et des sculptures sur glace. «Lorsqu’on intègre des structures de glace, il y a beaucoup d’imprévus. Par exemple, au bout d’une 3e journée de chaleur, les joints peuvent fondre, mentionne Denis Pelletier. On profite souvent de la nuit pour reconstruire l’épaisseur de la glace. Avec des bonbonnes d’eau, on refait alors la glace en fines couches, ce qui recrée une épaisseur et solidifie le tout.»
Pour échauffer l'atmosphère, l’endroit combine foyers et appareils électriques. «Du point de vue du rayonnement de la chaleur, des fois, il faut faire des corrections avec des structures plus fragiles, comme déplacer des pièces de glace», confie M. Pelletier. Il faut aussi porter une attention à l’éclairage et faire en sorte qu’aucune source de chaleur ne fasse fondre la glace, ce qui nécessite des calculs de distances.
M. Pelletier mentionne aussi cet autre défi: l'utilisation de lumières LED d'extérieur. «Pour l'hiver, ce n’est pas tout à fait à point», déplore-t-il. Néanmoins, la Cabane à Maurice réussit à relever les défis de la construction hivernale et à tirer le maximum de retombées de son concept historique. Et ce, sur tous les plans, de la musique folklorique aux menu et boissons, en passant par les habits des serveurs.