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Le Journal de l'Habitation
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Les partis de l'opposition critiquent l'immobilisme du gouvernement

Presse Canadienne Article mis en ligne le 20 juin 2008 à 0:00
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QUEBEC - Le gouvernement s'est illustré au cours de la dernière session parlementaire par son inaction et sa propension à écarter les conclusions des rapports de spécialistes qu'il commande, ont déclaré vendredi les deux partis de l'opposition dans leur bilan.
La chef péquiste, Pauline Marois, a affirmé que les libéraux n'ont jamais eu le courage de dire ce qu'ils pensent des nombreux rapports déposés au cours des derniers mois sur plusieurs sujets, dont le financement de la santé et les accommodements raisonnables.
"On met au travail des gens sérieux, des gens solides, on dépose les rapports et le lendemain matin, le rapport est à la poubelle", a-t-elle dit lors d'une conférence de presse.
Selon Mme Marois, dont le parti forme le deuxième groupe d'opposition à l'Assemblée nationale, le gouvernement minoritaire du premier ministre Jean Charest réussit à maintenir l'illusion de son action grâce à la publicité.
"C'est des dizaines de millions de dollars qui ont été mis sur la publicité, ça a été concentré au bureau du premier ministre et regardez dans les médias, a-t-elle dit lors d'une conférence de presse. On vit actuellement sur une illusion."
Mme Marois, qui est à la tête du PQ depuis près d'un an, a affirmé qu'elle se sentait confortable avec le chemin parcouru par son parti, qui fait néanmoins du surplace dans les sondages depuis quelques mois.
"Lorsqu'on veut aller rechercher la confiance des Québécois il faut avoir des assises solides, ce à quoi j'ai travaillé comme chef du Parti québécois avec mon équipe", a-t-elle dit.
Le chef de l'Action démocratique Mario Dumont, dont le parti forme l'opposition officielle, a lui aussi affirmé que le gouvernement a ignoré les diagnostics sévères des nombreux rapports déposés récemment.
"Le gouvernement ne fait pas grand-chose mais les citoyens ont l'air de s'en contenter, a-t-il dit lors d'une conférence de presse. Ca peut être une humeur du moment mais sur le fond, le Québec a besoin de rigueur, de réforme, de changements."
M. Dumont, dont le parti traîne en troisième position dans les sondages, a reconnu que les adéquistes avaient eu un démarrage difficile, en début de session, ce qui l'a mené à un remaniement de son équipe parlementaire, notamment pour aller davantage sur le terrain.
"De notre côté, ça a été clairement une session de consolidation", a-t-il affirmé.
Alors que le gouvernement minoritaire du premier ministre Jean Charest récupère dans les sondages le terrain perdu lors de la dernière élection, M. Dumont a insisté sur le fait que la politique est souvent féconde en rebondissements imprévus.
"La caractéristique des gouvernements minoritaires, c'est leur caractère imprévisible, a dit M. Dumont. On pourrait faire une thèse sur quelle était la probabilité que le gouvernement fédéral dure aussi longtemps alors qu'il y a eu des rumeurs d'élections. A d'autres occasions, l'inverse s'est aussi produit. A des moments où il y avait peu de rumeurs, ça a éclaté."
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