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Le Journal de l'Habitation
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Dumont suscite l'adhésion de Duceppe à ses revendications fédérales

Presse Canadienne Article mis en ligne le 8 septembre 2008 à 23:00
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QUEBEC - Après avoir accusé le Bloc québécois de mener une campagne de peur contre les conservateurs, le chef adéquiste Mario Dumont a récolté mardi l'adhésion du chef bloquiste Gilles Duceppe pour ses revendications envers le fédéral.
M. Dumont, qui ne cache pas sa sympathie pour le programme du chef conservateur Stephen Harper, a estimé que les bloquistes avaient brandi un épouvantail en associant le parti fédéral à l'idéologie de la droite américaine.
Selon le leader adéquiste, M. Duceppe a dépassé les bornes, en début de semaine, lorsqu'il a dressé un parallèle entre les politiques de M. Harper et celles de l'impopulaire président américain George W. Bush.
"Ce que je souhaite, c'est qu'on mette de côté les campagnes de peur qui sont franchement ridicules, a-t-il déclaré lors d'une conférence de presse où il a présenté les revendications de son parti dans le cadre de la campagne fédérale. (...). Je pense que le Bloc québécois serait mieux de revenir sur des enjeux québécois plutôt que de se lancer là-dedans."
Plus tard, mardi, M. Duceppe, qui ratisse large dans l'électorat depuis le déclenchement de la campagne, s'est dit d'accord avec les demandes adéquistes, soutenant que le Bloc québécois était le seul parti fédéral à défendre ces revendications à Ottawa.
"M. Dumont pose peut-être le mauvais choix s'il dit appuyer Harper, mais pour ses demandes je suis entièrement d'accord, a-t-il dit lors d'un point de presse. Les gens vont s'apercevoir que les demandes que fait Mario Dumont, le parti qui les amène à Ottawa et qui se bat pour elles, c'est le Bloc québécois, c'est pas M. Harper. Eux, (les conservateurs) se battent contre."
Sur le plan des revendications de l'Action démocratique du Québec aux partis fédéraux, M. Dumont a placé en tête de liste la reconnaissance formelle de l'autonomie du Québec dans la constitution canadienne.
Le chef adéquiste a toutefois reconnu qu'il y a peu d'appétit pour des négociations constitutionnelles au sein des partis fédéraux.
Il a affirmé que le premier ministre du Québec, Jean Charest, était en partie responsable de cette situation.
"Le gouvernement du Québec ne fait rien, ne demande rien, ne bouge pas, a-t-il dit. Il y a un leadership de la part du Québec, là-dessus, pour essayer de créer un intérêt, de créer des circonstances qui sont favorables, mais en même temps, l'appétit est peut-être faible."
L'ADQ veut aussi qu'Ottawa élabore ses politiques de développement économique en tenant compte des particularités québécoises telles que les secteurs de la fabrication et de la foresterie, qui sont en difficulté.
Au chapitre de l'environnement, M. Dumont a réclamé que le prochain gouvernement fédéral respecte les engagements du protocole de Kyoto et mette en place le cadre réglementaire nécessaire à la création d'une bourse du carbone.
Le chef adéquiste s'est montré déçu des réalisations de M. Harper, à ce chapitre, mais il n'est pas allé jusqu'à se ranger derrière le plan de lutte aux changements climatiques des libéraux fédéraux.
M. Dumont s'est montré réservé quant à leur intention d'imposer une taxe sur le carbone.
"L'intention peut être bonne, mais il faut vraiment décortiquer la mécanique pour voir qui va payer, comment, puis qu'est-ce que ça va signifier sur le portefeuille, à la fin de chaque mois", a-t-il dit.
Lors des élections fédérales précédentes, en 2006, M. Dumont avait publiquement donné son appui à M. Harper, qu'il a aussi reçu l'hiver dernier en grandes pompes dans sa circonscription.
"Ca fait plusieurs élections consécutives que j'ai le même vote au fédéral", a-t-il dit mardi.
Depuis le déclenchement de la campagne électorale fédérale, dimanche, M. Duceppe a multiplié les appels du pied envers les électeurs québécois de toutes allégeances.
Après avoir présenté son parti comme le porte-voix fédéral des consensus à l'Assemblée nationale du Québec, le chef souverainiste a ensuite invité les fédéralistes à voter pour son parti.
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