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Les crimes contre la personne et la propriété diminuent à Montréal

Presse Canadienne Article mis en ligne le 19 juin 2008 à 23:00
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MONTREAL - Les crimes contre la personne ont diminué sur le territoire montréalais au cours des six derniers mois et cette baisse s'est reflétée sur le nombre d'homicides reliés aux gangs de rue. De janvier à la mi-juin 2008, le Service de police de la ville de Montréal (SPVM) a enregistré cinq homicides de membres de gangs de rue comparativement à 11 pour la même période de 2007.
Du côté des tentatives de meurtres reliées aux gangs de rue, il y en a eu 17 jusqu'ici en 2008 contre 34 à pareille date l'an passé.
En conférence de presse, vendredi, le chef du service des enquêtes spécialisées au SPVM, Mario Plante, a dit y voir le fruit de la stratégie policière mise en place il y a cinq ans environ et qui inclut de nombreuses activités de prévention.
M. Plante estime cependant que le nombre de gangs de rue à Montréal est demeuré stable. Ils sont une vingtaine qui regroupent de 350 à 500 individus. Il y a aussi un certain nombre de gangs émergents dont la durée de vie est très variable. Ces derniers seraient composés de 1000 à 1200 personnes.
Grâce à l'ajout récent de ressources par les gouvernements d'Ottawa et de Québec pour lutter contre la criminalité, à hauteur de 3,75 millions $, le SPVM pourra déployer 46 policiers de plus pour soutenir les efforts des postes de quartier ayant à lutter contre les gangs de rue, le commerce de stupéfiants et la cybercriminalité.
A l'heure actuelle, le SPVM compte 124 projets d'enquête. Certains pourraient déboucher sur des perquisitions. Depuis janvier dernier, 138 perquisitions ont été effectuées qui ont permis de mettre la main sur 81 armes à feu reliées à des individus en lien avec des gangs de rue.
Au chapitre de la prévention, le SPVM peut compter sur Pascal Fleury, ancien joueur de basketball et membre de l'équipe Harlem Globetrotters qui enseigne maintenant au secondaire et fait des conférences à l'intention des jeunes.
M. Fleury estime faire un travail utile auprès des jeunes. Il les invite à développer une passion, sportive, sociale, artistique ou musicale, comme il l'a fait à l'âge de 17 ans en pratiquant le basketball. "Je n'avais pas de temps libre pour me joindre à ceux occupés à faire des erreurs de jeunesse", a-t-il dit.
Il croit que les jeunes ont besoin de modèles positifs pour les soutenir dans leurs efforts, les aider à renoncer à une gratification immédiate pour mieux développer leur personnalité.
Des données de Statistique Canada, rendues publiques en mai dernier, démontrent que toutes les provinces, sauf le Québec, ont affiché une hausse annuelle de leur taux de criminalité chez les jeunes en 2006. En Saskatchewan, par exemple, 19 939 jeunes sur 100 000 avaient commis des crimes comparativement à 3765 jeunes au Québec.
©Tous droits réservés, nouvelles de la Presse Canadienne

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