Mario Dumont parle aux média lundi à Joliette. LA PRESSE CANADIENNE /Peter McCabe
MONTREAL - La volte-face de Jean Charest sur la question du remboursement des traitements de fertilité par la Régie de l'assurance maladie a déclenché lundi de vives réactions de la part de ses adversaires, Mario Dumont accusant même le chef libéral de manquer "d'honneur".
M. Charest a désavoué la position défendue pendant presque deux mandats par l'ex-ministre de la Santé, Philippe Couillard, qui affirmait que l'infertilité des couples n'est pas une maladie et qu'avoir des enfants n'est pas un droit. Conséquemment, il ne revenait pas à l'Etat d'acquitter la note des traitements de fertilité.
Les libéraux ont ainsi longtemps résisté aux pressions - notamment de l'Action démocratique et du Parti québécois - de ceux qui réclamaient plus de compassion de la part du gouvernement pour les couples qui doivent recourir à la science médicale pour avoir un enfant.
Or, Jean Charest fait un virage à 180 degrés et se dit prêt désormais, s'il est réélu, à refiler la facture des deux premiers essais d'implantation d'embryons à la Régie de l'assurance maladie.
"Un couple qui veut avoir des enfants doit recevoir toute l'aide possible. On doit faire tous les efforts pour les aider", a-t-il dit, en conférence de presse, après avoir visité la faculté des sciences infirmières de l'Université de Montréal.
M. Dumont n'a pas du tout apprécié que M. Charest change sa position et se pose soudainement, dans un contexte électoral, en champion d'une cause à laquelle il s'est opposé pendant plusieurs années.
"Là aujourd'hui, en campagne électorale, il va essayer de devenir le héros d'une situation où il a été l'empêcheur. Il va essayer de devenir le héros d'un progrès dont il a été pendant 12 mois le fossoyeur. (...) Je déteste les attaques personnelles en campagne électorale, mais je suis obligé de vous dire que Jean Charest manque d'honneur", a lancé M. Dumont lors d'une conférence de presse à Joliette.
Quant à la chef péquiste Pauline Marois, elle a affirmé que M. Charest fait preuve d'opportunisme en changeant sa position sur l'aide financière à la procréation assistée. Elle a précisé que son parti maintiendrait cette décision s'il est porté au pouvoir le 8 décembre.
En 2005, environ 1700 traitements pour l'infertilité ont été pratiqués au Québec, pour un coût unitaire variant entre 10 000 $ et 15 000 $.
Lors de sa conférence de presse à Montréal, M. Charest a fait part de quelques autres engagements en matière de santé, notamment des mesures pour retenir les infirmières dans le réseau public, la création de 122 groupes de médecine familiale - soit 28 de moins que la chef péquiste - et des mesures afin d'inciter les étudiants en médecine à choisir la médecine familiale.
Mme Marois a pour sa part dévoilé lundi, dans une école de Terrebonne, un programme pour l'éducation très semblable à celui des libéraux, à ceci de près qu'un gouvernement péquiste atteindrait ses objectifs un an plus tôt que ses adversaires.
La chef péquiste a affirmé que cette ressemblance s'explique par le fait que plusieurs éléments, dont la réduction de 20 pour cent du nombre d'élèves par classe, font consensus parce qu'elles sont pertinentes.
Cette mesure, visant les milieux défavorisés, nécessiterait l'embauche de 1000 nouveaux enseignants, a dit Mme Marois.
En juin, les libéraux s'étaient fixé le même objectif, qu'ils comptaient atteindre en trois ans, alors que les péquistes veulent le faire en deux ans.
Une réduction de 10 pour cent de la taille de toutes les classes suivrait à l'intérieur d'un premier mandat, ce qui correspond aussi à l'engagement libéral.
Par ailleurs, Mme Marois a indiqué son intention de favoriser les classes d'immersion en anglais à la fin du primaire, qui viendraient remplacer les cours actuels.
Quant à M. Dumont, il a promis d'accentuer la répression du crime avec le recrutement de 400 nouveaux policiers. Le coût de la mesure est évalué à 50 millions $.
Annoncés au Palais de Justice de Joliette, les engagements de l'Action démocratique en matière de sécurité publique étaient connus depuis plusieurs mois.
Outre l'embauche de policiers supplémentaires, on note l'instauration d'un registre des délinquants sexuels, une surveillance accrue de la cybercriminalité, une plus grande sévérité à l'égard des criminels de la route et une aide bonifiée pour les victimes d'actes criminels.
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Yolande Taupier
Commentaire mis en ligne le 17 novembre 2008MARIO DUMONT c'est notre OBAMA à nous!
Les LIBÉRAUX nous ont dérobé le MONT ORFORD.
Les PÉQUISTES ont appauvri tous nos systèmes.
Nous avons besoin d'un Barack Obama....pourquoi pas
Mario Dumont?