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Le Journal de l'Habitation
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La Caisse de dépôt est de nouveau au coeur de la campagne électorale

Presse Canadienne Article mis en ligne le 27 novembre 2008 à 0:00
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La Caisse de dépôt est de nouveau au coeur de la campagne électorale
Jean Charest sourit lors d'un point de presse à Sainte-Thérèse. LA PRESSE CANADIENNE /Paul Chiasson
MONTREAL - N'en déplaise au chef libéral Jean Charest, la question de la Caisse de dépôt et placement a de nouveau retenu l'attention, jeudi, alors que la chef péquiste Pauline Marois a continué de réclamer la publication des états financiers du "bas de laine" des Québécois.
M. Charest a pour sa part tenté de se faire rassurant, après que le chef de l'Action démocratique, Mario Dumont, eut laissé entendre que les prestations de retraite versées par la Régie des rentes du Québec - dont les fonds sont gérés par la Caisse - pourraient être menacées.
M. Dumont a notamment évoqué la possibilité qu'un gouvernement de l'ADQ puisse renflouer la Caisse.
De passage à Sainte-Thérèse, M. Charest a dit que peu importe les pertes appréhendées de la Caisse de dépôt et placement, les épargnants n'ont pas à craindre une baisse de leurs prestations de retraite.
En dépit de la crise financière, le "bas de laine" des Québécois dispose de toutes les ressources requises pour assurer l'intégrité des prestations de retraite, a insisté le chef libéral.
"La Caisse de dépôt et placement du Québec a ce qu'il faut pour assumer ses responsabilités envers les gens qui reçoivent de la Régie des rentes du Québec. La Caisse a ce qu'il faut", a-t-il dit en point de presse.
A l'inverse, le leader libéral juge "irresponsable" la proposition adéquiste d'injecter massivement des fonds publics pour renflouer les pertes anticipées de la Caisse.
"Cela ne s'est jamais fait, et pour une bonne raison. La Caisse ne fonctionne pas comme ça. (...) Le gouvernement du Québec ne retire pas d'argent de la Caisse de dépôt lorsqu'elle fait des profits et n'a jamais injecté des fonds dans les années moins bonnes", a-t-il fait valoir.
"Mario Dumont démontre qu'il ne sait pas de quoi il parle", a accusé le chef du PLQ.
Quant à Mme Marois, elle a de nouveau mis au défi le premier ministre sortant de faire toute la lumière, d'ici le 8 décembre, sur l'ampleur des pertes encourues par la Caisse.
L'enjeu pour les Québécois, c'est une possible hausse du taux de cotisation à la Régie des rentes, a-t-elle soutenu en point de presse. Cependant, il n'y aurait rien à craindre du côté des prestations à verser aux retraités.
"Ce ne sont pas nécessairement les pensions qui sont en cause actuellement, mais c'est sûrement les cotisations, si jamais il y avait un drame du côté de la Caisse de dépôt", selon elle.
A l'exemple de plusieurs grandes banques qui ont rendu publics des résultats préliminaires, la Caisse devrait devancer la divulgation de ses résultats financiers normalement attendus en février, compte tenu de l'importance de la crise en cours, a-t-elle fait valoir, en point de presse.
Si la Banque Toronto-Dominion, la Banque Royale et la Banque Nationale le font, "on devrait avoir la même exigence" pour une institution comme la Caisse, selon Mme Marois.
M. Dumont, qui faisait campagne en matinée dans la région de Montréal, a pour sa part affirmé qu'il s'accommodera du rôle que la population confiera à son parti, même s'il est relégué au rang de deuxième groupe d'opposition à l'Assemblée nationale.
Le chef de l'ADQ a indiqué qu'il n'avait pas d'objectif sur la place qu'il souhaite voir son parti occuper dans l'arène parlementaire.
Alors que l'ADQ ne récolte actuellement qu'un mince 12 pour cent d'intentions de vote, derrière le Parti libéral et le Parti québécois, M. Dumont a déclaré qu'il ne faisait pas campagne spécifiquement pour que son parti forme le gouvernement, l'opposition officielle ou le deuxième groupe d'opposition.
"On est là pour défendre les idées auxquelles on croit et dans ma carrière politique, j'ai toujours accepté les mandats que le peuple québécois m'a donnés, a-t-il dit. Je n'ai pas l'intention de changer."
M. Dumont a néanmoins affirmé qu'il n'a pas renoncé à conserver son rôle de chef de l'opposition officielle.
Il a par la suite évoqué la possibilité de détenir la balance du pouvoir, à titre de deuxième groupe d'opposition, dans une Assemblée nationale où le gouvernement est minoritaire.
"Le troisième parti peut aussi avoir la balance du pouvoir", a-t-il dit.
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