MONTREAL - Si la FTQ a pris position dans la présente campagne électorale en faveur du Bloc québécois, le Conseil du patronat, lui, n'a pas l'intention de faire connaître son penchant pour un parti ou l'autre. Mais il compte bien obtenir des réponses à cinq questions qu'il adresse aux partis politiques en présence.
Le Conseil du patronat du Québec "n'a pas l'intention de dire à ses membres pour qui voter dans la présente campagne électorale", a lancé en entrevue, mardi, le président du CPQ, Michel Kelly-Gagnon. Il faisait ainsi allusion à la plus importante centrale syndicale du Québec, la FTQ, dont le bureau de direction vient de prendre position en faveur du Bloc québécois.
Comme il le fait à chaque campagne électorale, le Conseil du patronat du Québec expédiera mercredi aux quatre partis politiques présents à la Chambre des communes un questionnaire, leur demandant d'expliquer leur position sur cinq questions d'intérêt pour ses membres, les employeurs.
Ces cinq sujets d'intérêt sont le contrôle des dépenses publiques et la réglementation; le régime d'assurance-emploi; les dispositions anti-briseurs de grève au fédéral; la fiscalité des entreprises et des particuliers; ainsi que l'assouplissement de la législation relative aux investissements étrangers.
Sur la question des dispositions anti-briseurs de grève, par exemple, la position du Bloc québécois et du Nouveau Parti démocratique ne fait pas de doute, non plus que celle, à l'opposé, du Parti conservateur, mais "au niveau des libéraux, il y a vraiment un flottement et on ne sait pas quelle est leur position", a déploré M. Kelly-Gagnon.
La réponse des partis politiques, résumée en moins de 15 lignes pour chacune des questions, est attendue d'ici le 1er octobre. "Nous, on a fait un travail de notre bord. On aurait eu beaucoup plus de questions que ça à leur poser. Nos membres avaient identifié 12 priorités au niveau du gouvernement fédéral. Nous, on fait un effort de synthèse de ramener ça en une page, alors ils pourraient se forcer eux aussi un peu", a dit M. Kelly-Gagnon.
Dans la même veine, le CPQ n'a pas pris position sur le Tournant vert du Parti libéral du Canada, affirmant que même si le CPQ s'est penché sur ce document en équipe et avec sa directrice de la recherche, "on en est encore à un niveau d'incompréhension assez élevé".
©Tous droits réservés, nouvelles de la Presse Canadienne