Martha Hall Findlay à Montréal, sur cette photo d'archives. LA PRESSE CANADIENNE/ Ryan Remiorz
OTTAWA - Martha Hall Findlay, l'une des vedettes féminines du Parti libéral du Canada, ne renouvellera pas sa tentative de se faire élire à la tête de sa formation. La députée de Toronto a annoncé mardi qu'elle ne participera pas à la campagne à la succession de Stéphane Dion.
Sa décision de ne pas briguer l'investiture libérale accroît la possibilité qu'aucune femme ne soit sur les rangs quand les libéraux voteront, en mai prochain, pour choisir leur nouveau chef.
La seule autre femme peut-être intéressée à succéder à M. Dion est la députée Ruby Dhalla, de Brampton, en Ontario. Mais elle aurait peu de chances d'emporter une course qui semble se diriger vers une nouvelle épreuve de force entre les candidats donnés favoris en 2006, Michael Ignatieff et Bob Rae.
Mme Hall Findlay partait elle-même en queue de peloton en 2006, mais elle avait suscité l'admiration pour le cran avec lequel elle avait mené sa campagne. Seule femme à rester dans la course à la direction de 2006 jusqu'à la fin, elle avait récolté le moins grand nombre de votes au dernier tour avant d'accorder son appui à M. Dion.
En persévérant jusqu'a la fin, Mme Hall Findlay était devenue une sorte de modèle pour les femmes au sein du parti, ce qui a rendu sa décision de ne pas prendre part à la campagne actuelle encore plus difficile. Elle a admis en entrevue, mardi, que la décision avait été "déchirante".
"Si nous n'avons pas assez de femmes qui se présentent cette fois, alors cela me dit que nous n'avons pas assez de femmes, à l'heure actuelle, qui estiment avoir les aptitudes, l'organisation et les ressources pour pouvoir le faire. C'est le problème."
Elle a ajouté que le fait de devoir encore 170 000 $ pour ses dépenses de la dernière course au leadership a "joué un grand rôle" dans sa décision de rester à l'écart cette fois. Mais elle se dit d'avis qu'il y a d'autres façons de contribuer à l'amélioration et à la reconstruction du parti. Elle entend notamment travailler à recruter plus de femmes et à les aider à développer les compétences requises pour atteindre le sommet.
M. Rae, qui est député de Toronto, et le député du Nouveau-Brunswick Dominic LeBlanc sont les seuls candidats déclarés. M. Ignatieff, également député de Toronto, devrait lancer officiellement sa campagne vendredi. Parmi les autres candidats pressentis figurent Gerard Kennedy, député torontois, Denis Coderre, député montréalais, l'ex-ministre Martin Cauchon et le député d'Ottawa David McGuinty.
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