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Le Journal de l'Habitation
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L'Assemblée des Premières Nations qualifie Mario Dumont d'imbécile

Presse Canadienne Article mis en ligne le 27 novembre 2008 à 0:00
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QUEBEC - L'Assemblée des Premières Nations du Québec et du Labrador qualifie Mario Dumont d'imbécile.
En conférence de presse jeudi à Québec, le chef de l'Assemblée, Ghislain Picard, a exprimé sa colère à l'égard du chef adéquiste, l'accusant d'avoir laissé entendre que les autochtones sont des contrebandiers de cigarettes, lors du débat télévisé des chefs.
M. Picard a affirmé que "imbécile" était le seul mot qui lui venait à l'esprit, ajoutant que les communautés autochtones sont "tannées d'être continuellement salies par de petits politiciens".
Reprochant à Pauline Marois et Jean Charest de ne pas avoir réagi aux propos de l'adéquiste, le chef de l'Assemblée s'est demandé si M. Dumont aurait pu se permettre de faire le même commentaire en visant d'autres communautés ethniques.
"Nous ne sommes pas des criminels, nous ne sommes pas des fraudeurs", a ajouté Konrad Sioui, le chef de la nation huronne de Wendake, selon qui les propos de M. Dumont sont "absolument méprisants".
"C'est honteux de parler de nous autres comme une bande de fraudeurs, on est aussi bon que n'importe qui sur cette terre", a-t-il renchéri.
Les leaders autochtones ont ainsi réagi au cours d'une conférence de presse qu'ils tenaient concernant un processus de déclaration de souveraineté des Premières Nations.
Mardi soir, dans un échange avec le chef libéral, Mario Dumont a demandé à Jean Charest si la loi pouvait "s'appliquer pour tout le monde", après avoir indiqué que la contrebande de tabac faisait perdre annuellement 300 millions $ en revenus de taxe au gouvernement du Québec.
"Le moindre petit dépanneur à Saint-Philippe-de-La Prairie a ça d'épais de lois pour vendre des cigarettes, et à sept kilomètres de là, la loi ne s'applique pas", a déclaré Mario Dumont, en faisant référence aux kiosques de vente de tabac de Kanesatake et de Kahnawake, près de Montréal.
"Il y a des criminels, des contrebandiers qui utilisent incorrectement les territoires autochtones comme base d'opération pour leurs activités illicites", a dit le chef adéquiste, répétant que "les lois ne s'appliquent pas".
Le chef libéral Jean Charest l'avait alors accusé de vouloir "allumer un feu", sans répondre directement à la question.
M. Dumont s'est défendu, jeudi, d'avoir tenu des propos blessants à l'endroit des communautés autochtones.
"Allez réécouter le débat parce que j'ai été très, très, très délicat dans le choix des termes, pour bien m'exprimer, parce que c'est ça que je pense profondément, que des criminels, des contrebandiers, utilisent les territoires autochtones comme base pour leurs opérations, a dit le chef de l'ADQ. Je pense que de dire ça, ce n'est pas attaquer les communautés autochtones. Au contraire, c'est prendre la défense de l'ensemble des citoyens honnêtes dans ces communautés.
"Je penserais que M. Picard devrait regarder ça bien comme il faut, parce qu'à mon avis, s'il pense à l'intérêt de l'ensemble de ses communautés, aux rapports harmonieux (...) entre le peuple québécois et les communautés autochtones qui ont beaucoup de besoins... Et je les connais, les Algonquins de l'Abitibi. Il y a des besoins terribles. (...) On n'avance pas dans le règlement de ces problèmes-là quand des criminels et des contrebandiers utilisent les territoires autochtones comme base d'opération", a ajouté M. Dumont.
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