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Un expert australien critique la loi canadienne sur l'accès à l'information

Presse Canadienne Article mis en ligne le 26 novembre 2008 à 0:00
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OTTAWA - Un expert australien en lois sur l'accès à l'information croit que Canberra et Ottawa ont un point en commun, soit des méthodes d'accès lentes, lourdes et désuètes.
Rick Snell, professeur à l'Université de Tasmanie, affirme que les habitants des deux pays trouvent leurs lois sur l'accès à l'information frustrantes et peu fiables.
Au Canada, il en coûte 5 $ pour demander l'accès à des documents fédéraux comme des notes d'information, des correspondances, des rapports de dépense et des études.
En Australie, il en coûte 25 $ pour le même type de documents.
Selon M.
Snell, les demandes d'accès à l'information devraient être gratuites pour promouvoir une plus grande ouverture.
Le professeur a participé à une table ronde en compagnie du Commissaire à l'information du Canada, Robert Marleau.
M.
Snell croit que les lois nationales d'accès à l'information ont besoin d'une réforme dans les deux pays.
La loi canadienne a peu changé depuis son entrée en vigueur en 1993.
Le gouvernement conservateur n'a pas rempli les promesses prises lors de la campagne électorale de 2006, visant à rendre les documents plus accessibles et à élargir les pouvoirs du Commissaire à l'information.
Selon M.
Snell, l'approche d'Ottawa en ce qui a trait à l'information est une tentative digne du 19e siècle de "gérer le secret".
Il a comparé les vieilles lois canadienne et australienne à la nouvelle loi adoptée au Mexique et qui permet aux citoyens de faire leurs demandes d'accès à l'information par voie électronique.
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