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Le nouveau ministre du Patrimoine n'annulera pas les coupes dans la culture

Presse Canadienne Article mis en ligne le 6 novembre 2008 à 0:00
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OTTAWA - Ceux qui espéraient convaincre Ottawa de revenir sur sa décision de sabrer dans la culture seront déçus. Le nouveau ministre du Patrimoine James Moore a en effet déclaré à La Presse Canadienne qu'il n'était pas question d'annuler les compressions de 45 millions $ annoncées à la veille de l'élection fédérale d'octobre dernier.
En entrevue dans ses nouveaux bureaux de Gatineau, M. Moore a répété que ce qui était fait était fait et qu'il fallait désormais se concentrer sur l'avenir. "Ces décisions sont déjà faites, sont dans le passé. Mais dans le futur, il y a certainement des opportunités pour examiner nos dépenses", a-t-il fait valoir.
Le ministre de 32 ans se dit prêt à rencontrer les organismes culturels, dont l'Union des artistes, pour "bâtir des ponts" et discuter avec eux "des sortes de dépenses et d'investissements qui vont être d'un grand bénéfice" pour les créateurs et pour les communautés.
L'un des ses objectifs est d'ailleurs de rétablir le dialogue avec le milieu des arts et aussi avec les électeurs - particulièrement ceux du Québec - que les compressions dans la culture ont pris à rebrousse poil.
"Je ne suis pas dans une position pour faire des annonces, des promesses maintenant, mais je peux assurer ces groupes que je suis certainement prêt à travailler avec eux pour voir ce qu'on peut faire. On verra ce qui viendra".
A l'instar de son patron, Stephen Harper, le jeune politicien insiste toutefois pour dire que les fonds devront être utilisés de manière "efficace".
M. Moore refuse de critiquer le travail de Bev Oda et de Josée Verner, qui l'ont précédé au ministère du Patrimoine. Il se défend bien d'avoir reçu le mandat de réparer les pots cassés. La seule chose qu'il est prêt à concéder, c'est qu'il lui faudra trouver le moyen de mieux faire comprendre les politiques de son gouvernement.
Il soutient ainsi qu'il y a un écart entre la "réalité" des dépenses conservatrices en culture, et la perception que le public en a.
Selon lui, le gouvernement Harper a investi plus d'argent dans culture que tout autre gouvernement fédéral depuis les années 1970. "J'ai 32 ans alors ça fait longtemps qu'on a vu un gouvernement qui fait cette sorte d'investissement sur le terrain pour voir des vrais résultats pour les arts et la culture et les langues officielles", a-t-il insisté.
L'analyse des budgets de Patrimoine canadien démontre cependant une réallocation des fonds des arts vers d'autres programmes du ministère, dont ceux consacrés à la promotion des sports, incluant les Jeux olympiques de Vancouver-Whistler 2010.
Même s'il dit se sentir plus à l'aise au Parlement que sur un tapis rouge, le politicien promet qu'on le verra dans les festivals et les galas qui rythment la vie culturelle. "J'aime décider. J'aime faire des études et faire des débats dans mon bureau et en Chambre ou en comité. Ca, c'est ce qui m'inspire. Ce n'est pas le glamour", a-t-il expliqué.
Originaire de la Colombie-Britannique, James Moore a été élu pour la première fois à la Chambre des communes en 2000, sous la bannière de l'Alliance canadienne. Avant de se lancer en politique, il a été animateur de radio et a enseigné la politique dans un collège de sa province natale.
En plus de diriger les destinées du ministère du Patrimoine, il est ministre responsable des Langues officielles. A ce chapitre, il lui reviendra de suivre la feuille de route établie grâce aux conseils de l'ancien premier ministre du Nouveau-Brunswick Bernard Lord et rendue publique en juin dernier par Mme Verner.
Il continuera d'autre part à superviser l'organisation des Jeux olympiques et des activités associées comme le relais de la flamme olympique.
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