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Libéraux et néo-démocrates dénoncent le projet de loi péquiste sur l'identité

Presse Canadienne Article mis en ligne le 23 octobre 2007 à 0:00
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Libéraux et néo-démocrates dénoncent le projet de loi péquiste sur l'identité
Stephane Dion est aperçu sur cette photo aux Communes, mardi. LA PRESSE CANADIENNE/Fred Chartrand
OTTAWA - Libéraux et néo-démocrates ont dénoncé vertement le projet de loi du Parti québécois sur l'identité québécoise, mardi, Stéphane Dion le qualifiant de "dérapage" et Thomas Mulcair d'idée "odieuse".
Le troisième parti fédéraliste à Ottawa, le Parti conservateur, semblait vouloir se faire plus discret sur la question.
Le ministre de l'agence de Développement économique du Canada pour le Québec, Jean-Pierre Blackburn, s'est contenté d'un laconique "on va voir, c'est leur débat", lorsque interrogé sur le sujet à sa sortie des Communes.
En fin de journée, le leader parlementaire Peter Van Loan a finalement réagi au nom du gouvernement.
"Tous les Canadiens ont des droits démocratiques. Et ces droits - droit de vote et de se faire élire - sont fondamentaux (...) et ne peuvent être enlevés", a fait valoir le ministre, se réjouissant de constater que le projet de loi péquiste semblait dans un cul-de-sac étant donné la fin de non-recevoir du gouvernement de Jean Charest.
S'il est un débat qui fait réagir au Québec depuis des mois, c'est bien celui portant sur l'identité et les valeurs québécoises.
Même le Bloc québécois, face à la montée de l'Action démocratique du Québec et aux vives réactions des Québécois dans le dossier des accommodements raisonnables, a cru bon ajuster son discours en faisant de la protection du français dans les lieux de travail son nouveau cheval de bataille.
Mardi, le chef du Bloc, Gilles Duceppe, disait appuyer le controversé projet de loi péquiste qui ferait en sorte qu'une personne briguant les suffrages au niveau scolaire, municipal ou provincial devrait au préalable prouver ses compétences en français.
"Je ne vois pas en quoi au Canada il faut avoir une connaissance de l'anglais ou du français et qu'au Québec se serait différent des autres pays", a soutenu M. Duceppe, qui estime que le projet respecte la constitution et qu'il est sain de débattre de la question.
C'est loin d'être l'avis du chef libéral, Stéphane Dion, qui n'a pu s'empêcher de retenir un "oh la la" avant de souligner qu'il ne pense "pas beaucoup de bien" de l'idée péquiste.
"Heureusement qu'on a une Charte canadienne des droits et libertés qui empêche certains politiciens de déraper comme elle (la chef du PQ, Pauline Marois) l'a fait. Et je lui propose de retirer tout cela. (...) Le Québec que je connais n'acceptera pas ce genre de chose", a déclaré M. Dion à sa sortie des Communes.
Pour le député néo-démocrate d'Outremont, Thomas Mulcair, cette proposition et l'intérêt renouvelé du Bloc à défendre la langue française s'articule au sein d'une stratégie similaire, qui vise à raviver un vieux débat qui a souvent servi de moteur aux souverainistes.
M. Mulcair croit que l'approche des deux partis est vouée à l'échec puisque les Québécois sont beaucoup plus confiants face à leur identité culturelle. "Mme Marois joue dans un film noir et blanc alors que tout le monde regarde la télévision haute définition en couleurs", a illustré cet ancien député libéral provincial qui a longtemps eu les péquistes pour adversaires.
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