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Le Journal de l'Habitation
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Trois règles de base pour devenir jardinier écolo

par Karine Desbiens
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Article mis en ligne le 27 juin 2008 à 5:10
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Trois règles de base pour devenir jardinier écolo
L’agronome Lili Michaud a profité de la récente «Semaine sans pesticides», pour nous donner quelques conseils favorables à un jardinage respectueux de l’environnement.
Trois règles de base pour devenir jardinier écolo
Avec les nouvelles lois interdisant l’utilisation de certains pesticides, le jardinage écologique prend une place importante comme solution respectueuse de l’environnement. Cette alternative ne se résume pas qu'à remplacer un produit néfaste par un autre qui serait plus avantageux pour l’environnement et pour notre santé. Il s’agit plutôt d’une approche globale axée sur la prévention; une pratique comparable à la médecine alternative.
Pour l'agronome réputée Lili Michaud, il existe essentiellement trois règles de base pour se convertir au jardinage écologique. Elle les explique comme suit:
1) Avoir un sol plein de vie
«Le sol, c’est la base de tout», insiste l'agronome qui a initié plusieurs initiatives de culture et de compostage à Québec. «En jardinage écologique, il ne faut pas avoir peur de jouer dans la terre. Ce n’est pas le pouce vert qu’il faut avoir, mais les doigts bruns», lance celle qui est aussi auteure de deux livres : «Le jardinage éconologique» et «Tout sur le compost».
Un sol en santé se reconnaît, entre autres, par la présence de vers de terre. Or, la nourriture par excellence de ces derniers demeure les résidus verts propices au compost. «Si vous le faites vous-même, c’est encore mieux. Car, un vrai jardinier écolo recycle la matière organique qu’il produit et contrôle la qualité du produit fini» affirme Mme Michaud, qui, par son métier, enseigne les pratiques respectueuses de l’environnement.

D’autres pratiques, comme l’utilisation de paillis organique, permettront également de nourrir la plante. Paillis de cèdre, paillis d’écailles de cacaos, feuilles déchiquetées, rognures de gazon, etc. constituent autant de couches de matière organique qu’on dispose avantageusement à la base des plantes et des arbres.
2)Opter pour la diversité
Dans la pratique du jardinage écologique, il faut penser diversité. La monoculture n’est pas souhaitable. D’après l’agronome, «avoir une variété de plantes et d’arbustes amène de bonnes bibittes et par le fait même un contrôle naturel des envahisseurs indésirables.»
Lili Michaud met aussi en garde contre les choix émotifs. Trouver une plante belle ne veut pas dire qu’elle soit nécessairement adaptée aux conditions du sol et d’ensoleillement. «Une plante mal adaptée aux conditions ou une autre réputée vulnérable à un insecte ravageur risque d’entraîner l’utilisation des méthodes artificielles pour la maintenir en vie», déplore l’agronome.
3) Changer ses critères de beauté
Oubliez également les pelouses de type «verts de golf», car elles sont très vulnérables puisqu’il s’agit essentiellement d’une monoculture. «Si vous aimez moins les pissenlits, il y a moyen de les contrôler en les arrachant manuellement, conseille cette passionnée d’horticulture écologique. De plus, des soins appropriés (tonte, fertilisation, aération, semis, etc.) ont comme objectif d’obtenir une pelouse saine, vigoureuse et dense qui laisse peut de place aux mauvaises herbes et aux insectes nuisibles», poursuit-elle.
En terminant, rappelons que le jardinage écologique est une approche qui se veut limitée en intervention. Lorsqu'un problème se présente, il faut d’abord se demander qui est le coupable, soit en se documentant, soit en se dirigeant vers des spécialistes. Si on doit intervenir, on essaie de trouver des méthodes physiques. En dernier recours, l’utilisation de pesticides à faible impact sur l’environnement, comme les savons insecticides, pourrait être envisageable.

Pour plus d’informations sur l’agronome, auteure et conférencière Lili Michaud et ses conseils, visitez le site : www.lilimichaud.com

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JACQUES Jean

Commentaire mis en ligne le 15 juillet 2008
Votre démarche pour ce respect de la Terre, j'aime beaucoup.
Je suis jardinier et maître-composteur. J'essaie de proposer mes services dans une approche qui éjecte les divers produits chimiques classiques.
Merci pour votre article.

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