Annonces gratuites | Enchères en ligne | Appel d'offres | Emplois | Circulaires | Nos Hebdos | Interurbain | Rencontre en ligne | Weblocal
Le Journal de l'Habitation
Concours Classique Golf
Envoyer ce texte à un ami Imprimer cette page Réagissez à cet article

On récupère de plus en plus : une victoire réelle (1er de 2)?

Article mis en ligne le 16 mai 2008 à 10:00
Soyez le premier à commenter cet article
On récupère de plus en plus : une victoire réelle (1er de 2)?
Je reste toujours surpris lorsque les gens m’avouent se considérer comme écologistes parce qu’ils mettent leur papier dans le bac de récupération et non dans la poubelle. Pour eux, ce simple geste qui fait de plus en plus partie de nos mœurs sociales est une preuve irréfutable de leur adhésion aux valeurs environnementales. La preuve, selon le gouvernement québécois, c’est que la récupération est maintenant implantée dans la plupart des foyers québécois.
Or, selon Recyc-Québec, en 2006, le Québécois générait annuellement 1,69 tonne de matières résiduelles, une augmentation de 12 % par rapport à 2004! Bien entendu, le papier et le carton arrivaient en tête de liste à cet égard. Bonne nouvelle aussi puisque la récupération des électroménagers faisait un grand bond en avant avec, officiellement, l’équivalent de 248 000 tonnes récupérées…

Peut-on donc crier victoire? Pas vraiment. Permettez-moi d’émettre un certain doute sur la conversion réelle des Québécois, bien qu’on note une certaine avancée. Les statistiques peuvent être tellement trompeuses. En effet, elles révèlent seulement que les municipalités ont repris une grande quantité d’objets mis aux rebuts. De plus en plus de municipalités et de quartiers offrent d’ailleurs un service de collecte «des grosses vidanges», «des monstres», etc. Et, de surcroît, ces collectes sont souvent gratuites, moyennant dans certains cas une simple inscription.

Placer nos électroménagers «au bord du chemin» fait-il de nous de braves citoyens à la fibre verte? Pas systématiquement puisque le service offert par les municipalités nous permet de nous en débarrasser, sans frais ni efforts. Donc, qui d’entre vous n’oserait pas profiter de cette offre sublime? Celle-ci pourrait même accélérer les changements anticipés dans la maison. Vous n’aimez plus la couleur de votre frigo? Votre cuisinière a fait son temps puisqu’elle ne cadre plus avec vos idées de rénovation? Vous avez découvert un nouveau modèle de laveuse et de sécheuse qui prend moins de place? Pourquoi alors ne pas tout changer puisque les détaillants vous offrent des rabais substantiels pour les quatre électroménagers de base?

Nous avons connu une très longue époque de consommation irréfléchie, avant que la société ne se rende compte que les ressources inépuisables étaient un concept utopique. Nous avons consommé immodérément, sans nous questionner sur les impacts de nos choix. Depuis la prise de conscience sociale et écologique de notre société, nous avons appris à miser sur les «3 R» qui, pour plusieurs, représentent le recyclage, la récupération et la revalorisation. Pourtant, le concept des «3 R» fait plutôt référence à la réduction, au recyclage et à la revalorisation. C’est très étrange qu’on ne fasse pas beaucoup la promotion du «premier R»… C’est pourtant, à mon avis, le plus important de tous et l’élément clé des solutions écologiquement responsables. Réduire à la source avant de penser aux façons de se débarrasser de nos objets.

Lors de ma prochaine chronique, je vous partagerai certaines réflexions et certaines solutions pour bien prendre en charge le «premier R».

* Collaboration spéciale Jean Provencher, président-fondateur du Carrefour TerraTerre, C.P. 1812, Saint-Rédempteur (Qc), G6K 1N6. Information: jeanprovencher@terraterre.org ou www.terraterre.org

Ces articles pourraient également vous intéresser

Vos commentaires

Nom complet:
(requis)


Adresse courriel:


Vos commentaires :
(requis)


Svp inscrire le mot affiché ci-dessus Impossible de lire le mot?

Svp inscrire le mot affiché ci-dessus:


Liens