Le samedi 29 mars prochain, les citoyens du monde entier sont appelés à se donner la main dans un geste de solidarité sans commune mesure. Ainsi, dans le cadre de l'initiative «Une heure pour la Terre» («Earth Hour»), la population des grandes villes du monde sera sollicitée afin de fermer ses lumières durant une heure, soit de 20 h à 21 h. Ce geste tout simple vise à nous sensibiliser sur les actions concrètes qui peuvent aider à contrer les changements climatiques. C'est le Fonds mondial pour la nature, l'organisme représenté par le fameux panda, qui est à l'origine de l'initiative.
C'est la ville de Sydney, en Australie, qui avait organisé la première «heure pour la Terre», le 31 mars 2007. Plus de deux millions d'Australiens et plus de 2 000 entreprises y avaient participé et avaient choisi d'éteindre les lumières et/ou de fermer leurs ordinateurs, leurs électroménagers et leurs téléviseurs. Ce vaste mouvement citoyen s'inscrivait dans le cadre de l'objectif très ambitieux de la ville de Sydney de réduire de 5 % ses émissions de gaz à effet de serre d'ici mars 2008.
Imaginez! Les fameux monuments australiens Harbour Bridge et Opera House avaient pris part à cette initiative. Des entreprises avaient aussi emboîté le pas, comme Coca-Cola qui avait choisi de ne plus éclairer son panneau de signalisation de Kings Cross pour la première fois depuis les années 1970, ou McDonald qui avait décidé d'éteindre ses fameuses arches d'or dans plus de 90 restaurants. Ce mouvement de solidarité entre la population, les entreprises et les organisations publiques avait fait le tour du monde.
Un coup d'épée dans l'eau, me diront les uns… Une initiative qui n'a rien donné concrètement, me diront les autres… Eh bien, détrompez-vous! Les bénéfices de cette «heure pour la Terre» ont été impressionnants. On estime qu'en seulement une heure, la ville a réduit de 10% sa demande en électricité, soit le double de ce qu'avaient anticipé les autorités responsables du secteur de l'énergie. Cette heure avait empêché près de 25 000 tonnes de dioxyde de carbone de se retrouver dans l'atmosphère. Pour vous donner une idée, cela équivalait à retirer 50 000 automobiles des routes durant une heure ou d'éteindre plus de 200 000 ordinateurs... Lors des cinq premières minutes de l'événement, on avait noté une baisse drastique de la consommation énergétique, soit la quantité d'électricité que requiert l'alimentation de 6 500 résidences!
Il est à espérer que les citoyens de Québec, les organisations et les entreprises de la région se mobiliseront durant la journée du 29 mars. L'exemple de la ville de Sydney démontre qu'il est possible de travailler tous ensemble. Si on pouvait seulement commencer à regarder dans notre cour… N'est-ce pas le complexe G qui est complètement éclairé la nuit?
Faites votre part par ce petit geste qui pourrait, au fil du temps, prendre de l'ampleur. Pour obtenir plus d'informations sur l'événement «Une heure pour la Terre », il suffit de visiter le site consacré à cette initiative au
www.earthhour.org* (Collaboration spéciale Jean Provencher, président-fondateur du Carrefour TerraTerre, C.P. 1812, Saint-Rédempteur (Qc), G6K 1N6)
Information: jeanprovencher@terraterre.org ou
www.terraterre.org