Le toit vert prend racine au Québec
Comme l'évoquent plusieurs organismes gouvernementaux reliés au bâtiment, dont la Société d'habitation du Québec et la Société canadienne d'hypothèques et de logement, la quête de moyens pour mettre en application le développement durable se veut le défi actuel de l'industrie. Le recours de plus en plus fréquent aux toitures végétales s'avère une des voies d'avenir en ce sens.
En plus d'avoir un effet à la fois rafraîchissant et purifiant sur l'air, de réduire les émissions de gaz à effet de serre et de diminuer les eaux de ruissellement à traiter, les toits verts contribuent globalement à l'amélioration de l'environnement urbain. De plus, ils servent le bâtiment sur lequel on les installe en l'isolant davantage contre le froid de l'hiver, aussi bien que la chaleur de l'été.
Une spécialiste de la conception chez le manufacturier de membranes de Soprema expliquait récemment qu'il importe de bien évaluer son projet, pour identifier la sorte de toiture qui y correspond. À ce sujet, il existe trois types de toitures végétales: extensif, semi-intensif et intensif.
Peu répandue, la toiture extensive se distingue par sa légèreté et son substrat peu profond, qui accueille des végétaux adaptés au froid et à la sécheresse. On reconnaît les toitures semi-intensives et intensives à la profondeur de leur substrat, ce qui les rend plus lourdes, mais permet un plus grand choix de végétaux. Les toitures intensives peuvent même accueillir des arbres, mais requièrent un système d'irrigation.
L'investissement varie de 15 $ à 100 $ le pied carré en fonction de l'option retenue. La rentabilité se mesure en longévité, car un toit végétal doublera la durée de vie normale d'une toiture plate.