Déjà, les deux tiers des 156 unités du projet Le Sommet ont touvé preneurs. Les travaux de ce complexe évalué à 31 M$ débuteront en mars prochain pour livraison à l'automne 2009.
Premier projet immobilier Novoclimat de grande hauteur
La réputation de la certification Novoclimat n’est plus à faire auprès des acheteurs de résidences unifamiliales, qui se sont fait construire selon cette formule. Désormais, ceux qui préfèrent la formule en copropriété peuvent également profiter de ce programme, instauré par l’Agence de l’efficacité énergétique (AEE) du Québec. Marc Lachance et Régent Bouffard, de l’entreprise Construction Club des Villas, comptent parmi les pionniers avec leur projet Le Sommet Condominiums entre ville et montagne, le premier projet immobilier de grande hauteur Novoclimat au Québec.
Pour Marc Lachance, cette transition entame un nouveau chapitre de l’histoire de la célèbre certification. «À titre d’entrepreneur général en construction, j’ai suivi la formation Novoclimat, il y a sept ans, et j’ai pu constater à quel point les résultats étaient satisfaisants: économies substantielles d’énergie et amélioration nette du niveau de confort. Je me suis demandé s’il était possible de transférer le savoir-faire Novoclimat à des habitations en copropriété. Nous avons rencontré les gens de l’AEE, afin de leur faire part de notre intention d'en faire un projet pilote. Après une première fin de non-recevoir, il y a eu réflexion et les échanges ont commencé. Il s’agissait de bien étudier les détails de construction et de conception pour y parvenir.»
Et, M. Lachance reconnaît que le défi était de taille. «Initialement, rappelle-t-il, nous avions des plans correspondant à une construction traditionnelle. Mais, à la suite de l’acceptation du projet pilote, nous avons dû refaire ces plans en entier. De plus, comme les surfaces à isoler étaient beaucoup plus étendues que celles des maisons unifamiliales, il nous fallait choisir des matériaux possédant une excellente étanchéité. Je pense notamment à l’enveloppe Isoclad, un produit local doté d’un pare-air.» Les résultats sont plus que probants puisque l’isolation de la toiture atteint R30, soit plus que la norme Novoclimat, qui exige R25,02.
En ce qui concerne les coûts supplémentaires, Marc Lachance les évalue à 3 000 $ de plus pour chaque unité d’habitation. «C’est peu lorsqu’on tient compte des économies d'énergie qui en résultent, sans oublier la subvention de 1 300 $ versée par l’Agence de l’efficacité énergétique. L’acheteur doit donc débourser 1 700 $. Pour ma part, j’estime qu’à ce prix-là, ça ne vaut pas la peine de s’en passer.» M. Lachance soutient qu’à moyen et à long terme, l’ensemble des bâtiments abritant plusieurs unités en copropriété sera construit selon les normes Novoclimat.
Miser sur l’avenir
Interrogé sur les avantages que peut en retirer le constructeur, M. Lachance estime qu’elles sont quasi nulles au plan monétaire. «Je reconnais que ce n’est pas nécessairement la meilleure décision d’affaires, mais nous avons décidé de miser sur l’avenir. D’ailleurs, dès les débuts de notre entreprise, il était entendu que nous allions accorder une grande attention à l’aspect environnemental de nos projets. Dans le cas du Club des villas sur le golf, à Val-Bélair, nous avons pris soin de conserver des zones de 16 pieds de largeur de terrains boisés afin de préserver l’intimité des résidants. Il est évident que le fait de prendre une telle décision n’est pas rentable puisque l’on construit moins d’unités. En revanche, les gens y gagnent en qualité de vie. C’est cette philosophie que nous continuons à appliquer avec Le Sommet et je suis persuadé que la certification Novoclimat plaira aux jeunes générations, soucieuses de la préservation de l’environnement.»
Valeur ajoutée
En comparaison avec les bâtiments qui ne sont pas construits selon les normes Novoclimat, le projet domiciliaire Le Sommet Condominiums entre ville et montagne représente une belle valeur ajoutée pour ses propriétaires. «Outre le fait d’effectuer des économies d’énergie et de rehausser leur niveau de confort, les acheteurs de ce type de logement y gagnent également au chapitre de la revente. La valeur ajoutée de leur unité d’habitation leur permet de rentabiliser facilement leur investissement initial», estime M. Lachance.
Évidemment, il est encore tôt pour évaluer les économies réelles qui découleront de ce projet pilote, mais le promoteur fait un comparatif avec les maisons unifamiliales. «À la lumière des données recueillies pour ce genre d’habitation, il a été démontré que les économies de chauffage étaient de 20 %. On escompte également des répercussions sur les frais communs, mais il faudra attendre la fin du projet pilote pour les quantifier avec exactitude», conclut Marc Lachance.