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Le Journal de l'Habitation
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ID-Bois: un concept ami des autoconstructeurs

par Jacques Bélanger
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Article mis en ligne le 8 février 2008 à 7:40
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ID-Bois: un concept ami des autoconstructeurs
Le concept ID-Bois consiste à superposer des blocs de bois, un peu à l'image des blocs Lego.
ID-Bois: un concept ami des autoconstructeurs
C’est à ceux qui s’adonnent à l’autoconstruction que Lionel Hédou pensait lorsqu’il a mis sur pied ID-Bois; une petite entreprise d’Amqui qui se spécialise en fabrication de blocs de bois qui peuvent facilement s’emboîter les uns dans les autres.
D’inspiration européenne, cette technique de construction a bénéficié d’une importante mise à niveau de ce côté-ci de l’océan. «Il s’agit de sections de bois lamellé et collé, disponibles en plusieurs dimensions: de 3,5 à huit pouces d’épaisseur (ou plus sur demande), que l’on peut assembler à la façon de blocs Lego. C’est cette facilité d’assemblage que je désirais obtenir afin d’ouvrir le marché de l’autoconstruction», explique M. Hédou, qui a mis au point la méthode de stabilisation du bois nommée ID-Bloc, et qui a lancé ID-Bois avec un associé, Gaétan Roy.

Chaque bloc possède un espace creux en son centre, afin de permettre la disposition de filage et installer jusqu’à deux pouces d’isolant. «Il n’y a pas d’ancrage, seulement des pièces que l’on assemble et qui tiennent ensemble grâce à un peu de colle. Cela signifie que les autoconstructeurs n’y gagnent pas seulement en main-d’œuvre, mais aussi en temps puisque les pièces s’assemblent en un tournemain. Aussi, précise M. Hédou, les blocs sont disponibles en différentes essences de bois et il est même possible d’employer deux essences dans un même bloc.»

Une fois terminée, la construction peut être peinte ou tout simplement laissée telle quelle afin de conserver le cachet rustique du bois. Un simple traitement protecteur de surface doit être appliqué pour le côté extérieur. Ce genre d’édifice s’intègre donc très bien à la nature environnante.
Vers le résidentiel
Jusqu’à maintenant, la technique ID-Bloc a servi à ériger des constructions modestes comme des murets, des cabanons, des gazebos, des garages, de même qu’un chalet. M. Hédou songe également à transférer cette technique au niveau de la construction de résidences unifamiliales. «Je pense particulièrement à l’Ouest canadien où la construction de maisons est ralentie par un manque de main-d’œuvre. Cela oblige parfois les acheteurs à faire face à des attentes pouvant aller jusqu’à un an et demi. Avec la technique que j’ai mise au point, les délais s’en verraient diminués de beaucoup. Imaginez! On monte les blocs, on passe le filage et s’isolation et le tour est joué!»
Opportunité économique
Pour Lionel Hédou, la fabrication de ces blocs peut également s’avérer un levier économique de taille pour la région de la Gaspésie, qui a subi durement les contrecoups de la crise du bois d’œuvre. «Ce produit est entièrement écologique et renouvelable. Et, comme il est issu de la deuxième transformation, il possède donc une valeur ajoutée intéressante. C’est bizarre à dire, mais bien que ma trouvaille possède un potentiel économique intéressant, on m’a toujours refusé le soutien technique et financier que j’ai demandé. Le 19 décembre dernier, j’ai écrit à la ministre responsable de la région, Nathalie Normandeau, afin de solliciter un peu plus d’aide pour les jeunes entreprises. J’espère que ma missive trouvera une oreille attentive», conclut M. Hédou.

Pour en savoir davantage: pages.globetrotter.net

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