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Le Journal de l'Habitation
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Retard des immeubles commerciaux en matière de développement durable

par Karine Desbiens
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Article mis en ligne le 2 janvier 2008 à 6:35
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Retard des immeubles commerciaux en matière de développement durable
Contrairement à ce qu'on pourrait penser, ce n'est pas la construction mais bien l'exploitation des immeubles commerciaux qui génère le plus de dépenses énergétiques et d'impacts sur l'environnement.
Retard des immeubles commerciaux en matière de développement durable
Ce n’est pas par hasard si Technologies du développement durable Canada (TDDC) vient de publier son plan directeur pour des immeubles plus verts. Selon cette fondation sans but lucratif, le nombre d'immeubles commerciaux au Canada est loin d’être en décroissance. Une situation qui requiert que les acteurs du développement entreprennent des actions pour réduire leur consommation d'eau et d'énergie et la production de déchets.
Selon TDDC, le nombre d'immeubles commerciaux au Canada s’élèverait à environ 395 000, alors qu’on en dénombrait autour de 380 000 en 2004. Ces bâtiments consommeraient environ 14 % de l’énergie secondaire au Canada et leurs émissions de GES seraient été en hausse de 42 %, entre 1990 et 2004. De plus, ils consommeraient autour de 1,2 trillion de litres d'eau traitée et produiraient environ 14,26 Mt de déchets solides.
Impact du fonctionnement
Ce rapport sur l’analyse de l’investissement requis par le développement durable (DD), issu de consultations auprès de différents milieux dont celui universitaire, indique que c’est le fonctionnement d’un immeuble qui aurait le plus d’impact sur l’environnement. «Bien que l'énergie intrinsèque, la sélection des matériaux, la construction et la démolition soient des facteurs importants dans l'approche qui tient compte du cycle de vie des immeubles, c'est le fonctionnement de ceux-ci qui a le plus de répercussions sur l'environnement», observe-t-on dans l’étude.
Le rapport mentionne aussi quelques suggestions plus concrètes. Par exemple, on note l’importance d’améliorer l’efficacité des systèmes et de l’équipement, la mise au point des processus de conception intégrée, ainsi que la création d’outil de gestion pour l'exploitant et l'occupant.
Exemple de Laurier
En ce qui concerne les pratiques de gestions saines à adopter, à Québec, on pense à Laurier (anciennement appelé Place Laurier). Ce chef de file dans l’industrie des centres commerciaux est le premier endroit du genre au Québec à recevoir la désignation du programme de certification environnementale «Visez Vert» de l’organisation BOMA (Building Owners and Managers Association).
Dédié à l’industrie immobilière, ce programme se concentre sur dix critères: notamment la réduction de la consommation de l’eau potable, la gestion des déchets de construction, la gestion des produits dangereux, la gestion des substances appauvrissant la couche d’ozone, etc.

«On voulait donner le ton et mettre en place ce programme. On a été des pionniers dans le recyclage. On a commencé il y a une vingtaine d’années et depuis 1995, on a recyclé 3 000 tonnes de cartons. Ce qui équivaut à 75 000 arbres sauvés», révèle Pierre Léveillée, directeur général de Laurier.

Laurier, un temple voué à la consommation est, par cette désignation, un exemple à suivre, si paradoxal que ce soit.

On peut consulter les publications de la TDDC à: www.sdtc.ca

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