Dans l’ordre habituel, Guy Lessard, président du CRECA, André Bélisle, président de l’AQLPA et Réal Laverdière, président de la CRÉ. (Photo Jean-François Gravel)
Tournée de sensibilisation sur l'énergie éolienne en Chaudière-Appalaches
Jusqu’au 12 septembre prochain, la Conférence régionale des élus (CRÉ), l’Association québécoise de lutte contre la pollution atmosphérique (AQLPA) et le Conseil régional de l’environnement de Chaudière-Appalaches (CRECA) poursuivront leur tournée, débutée en juillet dernier, afin de présenter les enjeux du développement de l’énergie éolienne en Chaudière-Appalaches.
Pour André Bélisle, président de l’AQLPA, ce virage vers l’énergie éolienne est une réponse logique et souhaitable au problème du réchauffement de la planète. «On en parle depuis le début des années 2000, mais le Québec a véritablement amorcé un virage vers le choix des énergies vertes en 2004. Ces changements climatiques sont maintenant dans notre cour et l’accent doit être mis sur les énergies renouvelables, dont l’éolien fait partie. Ce choix implique un déploiement sur le territoire et les impacts sur ce dernier doivent être mesurés.»
Guy Lessard, président du CRECA, insiste sur le progrès technologique qu’a connu cette source d’énergie au fil des dernières années. «Les progrès réalisés dans la technologie de fabrication des éoliennes, ainsi que l’expérience acquise dans la construction, la gestion et le démantèlement d’un parc éolien permettent de dire que l’implantation des éoliennes, bien intégrée dans le contexte environnemental, social et économique, peut représenter un exemple éloquent de développement durable en Chaudière-Appalaches.»
Pour sa part, le président de la CRÉ, Réal Laverdière, reconnaît que, dans certains cas, la construction de parcs éoliens a connu certaines faiblesses, mais que ces erreurs peuvent aujourd’hui être évitées. «Autant l’utilisation de l’énergie que sa production ont un impact sur les émissions de gaz à effet de serre (GES) et sur les changements climatiques. Quant à l’exportation de celle-ci, chaque KW exporté contribue à réduire les GES qui influencent notre climat, à améliorer l’efficacité énergétique globale, réduire les polluants de l’air et créer et maintenir des emplois.»
Interrogés sur le nombre des projets et les secteurs ciblés, les participants ont répondu qu’il y a une dizaine de projets et que l’on compte «aller là où le vent est bon, sous la crête des Appalaches, par exemple.»
Enfin, M. Bélisle se réjouit de l’approche du projet. «Je suis heureux de voir qu’il y a un bon encadrement, comparativement à ce qui s’est déjà passé ailleurs», conclut-il. Rappelons qu’une éolienne de grande puissance possède un mât pouvant atteindre entre 80 et 100 mètres, avec un rotor mesurant jusqu’à 90 mètres de diamètre et qu’une éolienne de 1 mégawatt peut produire l’énergie électrique utilisée par 300 à 400 résidences pendant un an.