Avantageux de trier les résidus construction sur les chantiers

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Opportunité pour les entrepreneurs de faire leur part pour l'environnement

Bien que la volonté soit naissante, tous les chantiers n'offrent pas les mêmes opportunités de récupération. À cet égard, il faut convenir qu'il est plus facile de récupérer les rejets provenant des chantiers de construction que les débris d'un chantier de démolition. Aussi, le potentiel s'avère plus grand du côté des projets commerciaux plutôt que résidentiels.

Il y a de grands avantages, tant financiers et environnementaux que corporatifs à trier les résidus de construction directement sur les chantiers. (Photo archives)

À la base, il est conseillé de procéder d'abord à une estimation prévisionnelle de la composition et de la quantité des matières résiduelles escomptées et, si possible, pour chacune des grandes phases des travaux prévus. Ceci devrait en outre faciliter la prise de décision, notamment en ce qui a trait au tri des matières résiduelles sur le chantier plutôt que de confier cette tâche à une entreprise de récupération spécialisée dans les débris de construction, rénovation et démolition (CRD).

Conseils et réflexions

Voici quelques conseils et réflexions inspirantes et adaptables selon le contexte du projet et le type de construction. Ceux-ci tiennent pour acquis que l'entrepreneur a déjà dressé un portrait des quantités et des débris produits à chacune des phases des travaux.

1) Gérer adéquatement les matières qui sont régies par un règlement ou un code, de même que celles dont l'accès est assujetti à une limitation, une obligation ou une interdiction par rapport à certains sites;

2) S'informer sur les opportunités de réutilisation locale, de même que sur l'existence de débouchés pour les différentes matières résiduelles. On peut effectuer cette recherche entre autres en se rendant sur le site de Recyc-Québec ou celui du regroupement des récupérateurs et des recycleurs de matériaux de construction et de démolition du Québec;

3) S'entendre avec une entreprise pour la fourniture des équipements et services de récupération et déterminer avec elle le partage des responsabilités en ce qui a trait au tri sur le chantier et au tri en usine (centre de récupération CRD);

4) Déterminer les besoins en équipements et services de récupération : nombre, capacité volumétrique et emplacement des conteneurs sur le chantier, fréquence de levées de conteneurs, signalisation et affichage sur le site, etc.;

5) Établir un plan de gestion des matières résiduelles couvrant toutes les phases des travaux sur le chantier. Ce plan devrait comprendre en outre : un énoncé de l'engagement de la direction du chantier, le contexte et les objectifs poursuivis, les matières et le tri à effectuer pour chaque phase des travaux, les modalités et les responsabilités de chacun à l'égard du tri, de la manutention et de l'entreposage sur le chantier, le fonctionnement des opérations, l'emplacement des conteneurs, les priorités d'action en fonction des contraintes pouvant se présenter (temps espace, coûts, etc.), le nom et les coordonnées de la personne responsable du projet;

6) Communiquer ce plan et son contenu à tout le personnel et à tous les sous-traitants oeuvrant sur le chantier. L'afficher sur le chantier, préparer un aide-mémoire à remettre au besoin à tout le personnel. Porter une attention particulière à la signalisation et à l'identification des matières et des conteneurs. Si les modalités changent, faire connaître rapidement les nouvelles consignes en plus de les afficher;

7) Tenir des réunions de chantier au besoin, pour informer et motiver le personnel. Les gens veulent être informés et veulent comprendre la finalité de ce qu'on leur demande de faire et en particulier : Qu'arrive-t-il avec les matières triées? À quoi cela va servir? Quels sont les résultats attendus et les bénéfices environnementaux? Où en est-on rendu? Jusqu'où veut-on ou peut-on aller? etc. Il ne faut pas avoir peur de publiciser les résultats, d'encourager et de féliciter le personnel à ce sujet;

8) Adopter une attitude proactive avec les sous-traitants, pour en faire des partenaires du projet. On les informe et les motive, mais on exige aussi d'eux qu'ils respectent les consignes. Leur participation n'est pas accessoire, elle est requise;

9) Identifier des opportunités de réduction et de réemploi sur le site même, de façon à limiter les coûts d'approvisionnement, de manutention et de transport. Solliciter la participation du personnel à cet égard;

10) Privilégier, autant que possible, un tri des matières et l'emplacement des conteneurs à proximité des travaux (ex. tri et mise en tas à l'étage, utilisation de conteneurs déplaçables ou de plus petits volumes, etc.);

11) Établir un journal de bord des matières résiduelles générées, puis destinées à la récupération ou à l'enfouissement. Quantifier les résultats, documenter l'expérience et tirer les leçons pour améliorer sa performance environnementale;

12) Conclure des ententes avec les transporteurs et les destinataires des matières récupérées. Demander des quantités et des destinations, exiger des rapports de livraison, des pesées, des «traces» sur le cheminement des matières expédiées, etc.;

13) Faire connaître le plus largement possible les résultats obtenus, diffuser et partager l'expérience vécue; cultiver l'image corporative et chercher à obtenir les reconnaissances offertes dans le milieu.

Pour plus d'information : www.recyc-quebec.gouv.qc.ca ou www.3rmcdq.qc.ca

(Source Recyc-Québec)

Organisations: Recyc-Québec

Lieux géographiques: Québec, Source Recyc-Québec

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