Personnalisez votre journal

Compostage : le troisième bac s'en vient à Québec

Le ministre responsable de la Capitale-Nationale, Sam Hamad, le maire de Québec Régis Labeaume, la ministre de l'Environnement Line Beauchamp et la ministre des Affaires intergouvernementales Josée Verner ont conjointement annoncé ce matin l'usine de

Le ministre responsable de la Capitale-Nationale, Sam Hamad, le maire de Québec Régis Labeaume, la ministre de l'Environnement Line Beauchamp et la ministre des Affaires intergouvernementales Josée Verner ont conjointement annoncé ce matin l'usine de

Véronique Demers
Publié le 28 Janvier 2010
Publié le 14 Juin 2010
Véronique Demers

Une usine de valorisation des résidus alimentaires prévue pour 2013

Le citoyen de Québec, Saint-Augustin-de-Desmaures et de L'Ancienne-Lorette verra apparaître un troisième bac à côté de ceux des ordures et des matières recyclables.

Sujets :
Réseau de transport de la Capitale , Fonds pour l'infrastructure verte , FIV , Région de Québec , Canada , Région de la Capitale-Nationale

Dès l'automne 2013, une usine de traitement des déchets organiques devrait voir le jour. Ce projet nécessitant des investissements de 57 M$ – dont 16,5 M$ du fédéral et 17,7 M$ du provincial – devrait permettre à la Ville de Québec de réduire ses émissions de gaz à effet de serre de 3,8 %.

Jusqu'en 2015, le traitement des matières organiques devrait toucher jusqu'à 70% des 235 000 portes de Québec, puisque certains ajustements seraient nécessaires pour les immeubles de plus de six logements. L'enfouissement de la matière organique devra être banni progressivement d'ici 2020.

Quelques ficelles restent cependant à attacher, soit le site de l'usine et l'entreprise mandatée pour sa construction. «On est en train d'évaluer les options. L'usine sera construite et opérée par le secteur privé, mais la Ville de Québec en sera propriétaire», informe le maire de Québec, Régis Labeaume.

Compost et biogaz

Chaque année, l'usine pourra traiter 85 000 tonnes de matière organique. Il en coûtera 52$ par tonne, soit le même montant à verser pour envoyer pareille quantité vers le chemin de l'incinérateur.

Mais la différence réside dans le fait que la technologie de biométhanisation transforme les matières résiduelles organiques en biogaz, une énergie verte pouvant remplacer les énergies fossiles, soit comme biocarburant pour les véhicules ou biocombustibles pour le chauffage.

Cette technologie pourrait notamment faire fonctionner chaque année 150 autobus du Réseau de transport de la Capitale (RTC) pendant cinq ans. «On a eu nos premières discussions avec le RTC», souligne M. Labeaume.

La transformation des résidus organiques va générer aussi 30 000 tonnes de compost, pouvant être utilisé entre autres dans les aménagements paysagers gérés par la Ville de Québec.

Plus de 450 emplois

L'usine de traitement des matières organiques devrait créer plus de 450 emplois. «C'est la fin du gaspillage des matières organiques et du gaspillage d'emplois. On pourra aussi diminuer notre dépendance aux hydrocarbures», affirme la ministre de l'Environnement, Line Beauchamp.

«C'est un projet plus sain et plus vert, en respect de l'environnement qui cadre dans le Fonds pour l'infrastructure verte (FIV), par l'entremise du Plan d'action économique du Canada», a commenté la ministre des Affaires intergouvernementales Josée Verner.

Sam Hamad, ministre responsable de la région de la Capitale-Nationale et ministre de l'Emploi, a illustré Québec comme le «village gaulois qui a résisté à la crise économique». «Je suis convaincu que ce projet sera une deuxième signature pour la région de Québec», a-t-il affirmé.

Retard

Selon Alexandre Turgeon, directeur général du Conseil régional en environnement (CRE)- Capitale nationale, Québec ne fait que rattraper son retard. «Selon la politique de l'Environnement, on prévoyait que ce serait déjà en place en 2008. Ce que je déplore dans ce programme, c'est qu'on place les immeubles de six logements et plus dans une seconde zone. Mais la technologie choisie pour traiter les matières putrescibles est la meilleure», commente-t-il.

Écrire un commentaire

Écrire un commentaire

Ce formulaire ne sert pas à envoyer l’article à un ami. Svp, utilisez le lien «Envoyer à un ami» en haut de la page pour ce faire.

Journal de l'habitation n'est pas responsable des commentaires ci-dessous. Veuillez par contre, rester poli et respecter le sujet de la discussion. Si vous êtes membre, connectez-vous.

(Nous gardons les courriels privés)
Accord

Nous prions les internautes de rester polis. Il est interdit de soumettre du contenu discriminatoire, insultant ou inapproprié, qui pourrait être retiré du site à notre discrétion. Nous ne sommes pas responsables des opinions ou du contenu soumis par les internautes. L'utilisation de ce site ainsi que la propriété du contenu qui est soumis sont régies par nos Conditions générales d'utilisation et le Politique de confidentialité.

Les organismes membres doivent promouvoir des activités légales et à but non-lucratif. Tout organisme faisant la promotion d'activités illégales ou de services / produits commerciaux sera retirée du site.

J'accepte ces conditions.

Entrez le code suivant

Écrire les caractères ci-dessus dans la boîte

Publicité

Publicité