Les CRE s’attende donc à ce que la nouvelle politique de gestion des matières résiduelles, qui sera bientôt dévoilée par le gouvernement du Québec, renverse cette tendance en s’attaquant avec fermeté à la réduction à la source. C’est bien de recycler, mais il est absolument nécessaire de s’attaquer en priorité à diminuer la quantité de déchets produits, par exemple en réduisant les emballages, en uniformisant les contenants, en utilisant des contenants réutilisables et des produits durables. «Chaque tonne de déchets générée inutilement, même si elle est recyclée, nous coûte extrêmement cher individuellement et collectivement. Tous les jours, on paye pour des produits ou des emballages qui, sitôt achetés, sont mis aux rebus. Cela contribue inutilement à l’épuisement des ressources et aux impacts environnementaux de toute la chaîne de production et de distribution. Et cela, c’est sans compter les coûts reliés aux systèmes de collecte, de tri et d’élimination de ces matières. Il faut arrêter d’acheter des vidanges mentionne», Gilles Côté, porte-parole des CRE sur le dossier.
SuggestionsDe manière à éclairer le gouvernement du Québec dans l’élaboration de sa future politique de gestion des matières résiduelles, les CRE ont produit une liste de mesures qu’ils jugent essentielles à une réforme en profondeur. Ces mesures concernent notamment la réduction à la source et le réemploi, l’adoption généralisée de la collecte trois voies, la biométhanisation et le compostage centralisé et une augmentation importante des redevances à l’élimination.
Sont proposées en tout 34 recommandations favorisant l’atteinte de l’objectif zéro déchet, ce qui permettra, d’ici 2020, une gestion durable des matières résiduelles dans une perspective de conservation des ressources et de réduction de l’empreinte écologique associée à l’extraction de ces ressources. * (Source : Conseils régionaux de l’environnement - CRE du Québec)
Le document complet est disponible sur le site du RNCREQ à l’adresse www.rncreq.org