La relève en ébénisterie est assurée au Trait-Carré

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François Cattapan
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Mobilier Évolutif s'installe dans l'atelier Gilbert Michaud

Passe-temps devenu passion, l'ébénisterie a graduellement pris toute la place dans la vie professionnelle de Jean-François Fortin. À un point tel que le résident de Charlesbourg a racheté le fonds de commerce d'un atelier ancestral du secteur historique du Trait-Carré et qu'il a quitté son emploi permanent pour se lancer en affaires dans la création de meubles.

Le déclic s'est opéré lors d'une promenade près de chez lui. Jusqu'alors, son intérêt pour l'ébénisterie s'était développé en parallèle. Il s'agissait d'un divertissement par temps libre, pendant que progressait sa carrière en plasturgie. Il occupait d'ailleurs un poste régulier depuis 1996 au sein d'une entreprise de la rive-sud spécialisée en transformation de matières plastiques.

«Étant formé en plasturgie, je venais de compléter des cours de base en ébénisterie. Car, je souhaitais aller plus loin dans la création de pièces de mobilier. Toutefois, je n'anticipais aucune réorientation professionnelle. C'est en marchant dans le Trait-Carré que j'ai aperçu ce vieil atelier à vendre. L'occasion paraissait trop belle et pareille chance se représente rarement. Alors, après mûre réflexion, j'ai entrepris les démarches pour en devenir propriétaire», raconte le jeune homme originaire d'Orsainville.

Habitant désormais non loin de son local, situé au 8275 du Trait-Carré, Jean-François Fortin peut même s'y rendre à pied par beau temps. Mais, ce qui l'a convaincu de se lancer à son compte c'était l'opportunité d'acquérir le fonds de commerce de l'atelier. Ainsi, les commandes de la clientèle établie assurent le roulement de l'entreprise et permet au passionné de meubles de laisser libre court à son talent imaginatif.

À cet égard, le patron de Mobilier Évolutif ne touche pas qu'au bois. Il travaille également le métal, le verre, le béton et, bien sûr, le plastique. Une entente avec son ancien employeur lui permet de récupérer les résidus de purge de fin de production. Une forme de recyclage qui ajoute une touche originale à sa création. Celle-ci n'est d'ailleurs pas passée inaperçue, puisque le Musée du peigne et de la plasturgie en France lui a commandé une table en plastique qui trône au cœur de son exposition permanente.

Patrimoine sauvegardé

Dans l'aventure, Jean-François Fortin a pu compter sur le soutien de son père sur le plan pratique et de son beau-père pour l'aspect administratif. «Outre cet appui familial apprécié, j'ai trouvé réconfortant l'accueil du milieu et des occupants précédents de l'atelier connu sous le nom d'Ébénisterie Gilbert Michaud. Ce dernier et son prédécesseur, Paul-Henri Leclerc qui a occupé l'endroit plus de 40 ans, viennent parfois en visite et me donnent des conseils ou me racontent le métier à leur époque», souligne le jeune artisan qui se considère en perpétuel apprentissage.

Depuis le grand saut, en juillet dernier, Jean-François Tardif a su tisser des liens commerciaux salutaires. Ainsi, les clients d'autrefois reviennent et de nouveaux partenariats ont été établis avec des acteurs de l'industrie. C'est le cas du fabricant de meubles et rembourreur Concept Genesys, qui passe des commandes et offre un coin de vitrine à Mobilier Évolutif.

Bref, l'avenir semble prometteur pour cet atelier qui fait partie du patrimoine bâti du Trait-Carré à Charlesbourg. L'activité créatrice continuera d'animer ce bâtiment vénérable, qui a également abrité un entrepôt de la coopérative agricole locale, ainsi qu'une forge au cours de ses 140 ans d'existence.

Lire aussi le texte sur la production de Mobilier Évolutif

Pour en savoir plus : www.mobilierevolutif.com

Organisations: Musée du peigne

Lieux géographiques: Orsainville, France, Charlesbourg

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