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L’horticulture, la seconde nature de Guy Marcotte

Même s’il consulte quelques revues d’horticulture, Guy Marcotte se sert surtout de son imagination pour réaliser ses aménagements. (Photo Thaïs Martel)

Même s’il consulte quelques revues d’horticulture, Guy Marcotte se sert surtout de son imagination pour réaliser ses aménagements. (Photo Thaïs Martel)

Thaïs Martel
Publié le 22 Août 2010
Publié le 22 Août 2010
Thaïs Martel  RSS Feed
Québec Hebdo

Il y a 10 ans, quand Guy Marcotte a fait l’achat de sa maison avenue Ampleman dans le secteur de Charlesbourg, seuls quelques arbres ornaient un terrain par ailleurs défiguré par un jardin laissé à l’abandon depuis quelques années. Aujourd’hui, avec ses fleurs, ses fougères, ses arbres à feuilles comme à aiguilles, le petit pont de bois, le pavillon de repos et le moulin à vent qui sert de cabanon, les lieux ont le charme champêtre d’un petit bout de campagne, résultat du travail acharné d’un passionné de l’horticulture.

Sujets :
Québec , Montréal , Avenue Ampleman

«Je ne suis pas capable de rester assis et de regarder la télé, explique d’entrée de jeu le retraité. Moi, j’ai plein d’idées pour aménager mon terrain. L’horticulture, j’ai ça dans le sang.»

Les talents d’horticulteur de Guy Marcotte ont d’ailleurs été soulignés il y a quelques années quand il a remporté un concours Maison fleurie. Pourtant, modeste, il n’avait même pas soumis sa candidature. «J’avais vu une dame venir prendre une photo de ma cour au printemps, je ne savais pas pourquoi. Finalement, j’ai su que c’était une de mes voisines qui m’avait inscrit quand j’ai reçu une lettre pour m’inviter à la remise des prix du concours», raconte le retraité.

S’il n’a pas gagné d’autres prix depuis, les demandes de ses voisins qui souhaitent le voir aménager leur propre terrain lui prouvent qu’il a du talent. Une voisine, qui s’est mariée récemment, a même fait prendre quelques photos souvenirs de l’heureux événement dans son jardin.

Pourtant, sa passion, M. Marcotte a dû attendre bien longtemps avant de la vivre vraiment. C’est que même s’il est né à Québec et qu’il a réalisé «quelques parterres» comme il dit avec son frère Jacques alors qu’il n’avait pas encore 20 ans, il a passé toute sa vie active à Montréal, dans un logement dépourvu de terrain. «Il y a tout un contraste. J’adorais m’occuper d’aménagement paysager, mais j’ai toujours travaillé dans un bureau. J’avais toujours rêvé de m’acheter une vieille maison», relate le retraité.

Une affaire de cœur

Même s’il n’avait que peu d’expérience en horticulture quand il s’est installé à Québec à sa retraite, Guy Marcotte n’a pas connu d’échec. Pourtant, ce sont ses coups de cœur qui le guident. «Quand je vais dans une pépinière, j’aime ou je n’aime pas. J’achète parce que je trouve ça beau, ce n’est pas une question d’espèce. Ma récompense, c’est quand je me lève un matin et que je vois combien ça a poussé, ou encore le printemps, quand tout est en fleurs.»

Et sa passion le garde en forme. «Je passe mes journées dehors à nettoyer, à faire le gazon, à tailler les bordures. L’automne, je dois attacher certains arbres pour les protéger. C’est peut-être de l’ouvrage, mais pas quand on est passionnés. Je ne comprends pas ça moi les gens qui vieillissent et qui s’ennuient».

Après des années à ajouter des arbres par-ci, des fleurs par-là, à couper certains végétaux devenus dangereux ou encombrant et à aménager son terrain, Guy Marcotte ne sait plus trop ce qu’il pourrait bien faire de plus. Il aurait bien aimé intégrer un ruisseau à son décor, mais il craint que ce ne soit trop compliqué. L’une de ses voisines lui a de toute façon dit que tout était parfait, si ce n’est qu’il manquait un joueur de violon pour une atmosphère romantique. «Mais pour ça, il ne faut pas se fier sur moi», termine le sympathique horticulteur amateur.

Guy Marcotte invite les amateurs d’horticulture à venir voir les résultats de ses efforts des dix dernières années au 9320, avenue Ampleman dans l’arrondissement Charlesbourg.

Commentaires

  • Nom de l\'usager
    Alain Rioux
    - 26 Mars 2011 à 16:11:26

    Féliciations à cet horticulteur qui a compris qu'à la retraite vivre dehors est une excellente initiative pour vien vieillir. Moi aussi je travaille mon grand terrain de ville depuis plus de 40 ans.

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