C'est l'essentiel de l'analyse contenue dans l'Étude sur le prix des maisons que vient de publier les Services immobiliers Royal LePage. On y révèle notamment que le prix moyen des maisons au Canada a augmenté entre 2,2 % et 5 % au premier trimestre de 2012 par rapport à l'an dernier. La résidence standard à deux étages a ainsi atteint 398 282 $ en hausse de 5 %, tandis que la maison individuelle de plain-pied a progressé de 4,4 % à 356 306 $. De son côté, la copropriété standard a grimpé de 2,2 % pour s'élever à 243 153 $.
«Des forces économiques contraires attirent notre marché immobilier dans des directions opposées, affirme Phil Soper, président et chef de la direction des Services immobiliers Royal LePage. D'un côté, il y a l'économie américaine qui progresse rapidement, d'où la confiance accrue des consommateurs canadiens et ce que nous pouvons appeler une activité encourageante de vente hypothécaire nationale combinée à un renchérissement du prix des maisons. De l'autre côté, nous apercevons des signes d'un surajustement des valeurs et d'une accessibilité forcée dans nos plus grandes villes. Les prix devraient connaître une hausse beaucoup plus modeste au cours de l'année.»
La hausse des prix et le grand nombre de ventes unitaires sont la preuve que les Canadiens profitent des taux d'intérêt créditeurs qui se situent pour la première fois sous la barre des 3 % pour une hypothèque à taux fixe de cinq ans, une situation que la Banque Royale du Canada qualifie de «hyper concurrentielle».
Effet amplifiéM. Soper mentionne que l'effet des faibles taux hypothécaires est plus prononcé dans les villes que l'on considère abordables telles que Winnipeg, Ottawa et St. John's. «À Vancouver, note-t-il, le prix moyen d'une maison standard à deux étages est de 1 182 250 $. Bien que la ville ait connu une importante hausse des prix pour le premier trimestre en comparaison avec la même période l'année dernière, la valeur des propriétés a atteint un seuil de résistance. Même si leur intérêt est élevé, un grand nombre d'acheteurs potentiels n'ont pas les moyens d'accéder au marché ou ne peuvent pas profiter des faibles taux d'intérêt. Ce qui ralentira la demande et stabilisera les prix.»
En comparaison, M. Soper explique qu'il ne s'attend pas à ce que le marché immobilier de Toronto soit affecté par le seuil de résistance de la valeur des propriétés, où une maison standard à deux étages se vendrait 645 467 $. Une autre exception digne de mention est Calgary, où l'appréciation nulle du prix des maisons par rapport aux douze derniers mois a dissimulé un marché immobilier très actif qui a connu une croissance dans les deux chiffres en matière de ventes unitaires par rapport à la même période en 2011.
Recherche d'occasionsPartout au pays, les consommateurs cherchent les occasions qui leur semblent un bon investissement. Selon le Conference Board du Canada, l'indice de confiance des consommateurs a continué de progresser au mois de mars, gagnant 4,3 points pour atteindre 79,5 %. Il s'agit d'une troisième hausse consécutive en autant de mois, et l'attitude du consommateur face à des achats importants, comme une propriété, était particulièrement ferme.
Cet emballement printanier pourrait bien avoir des répercussions sur la performance du marché immobilier pour le reste de l'année. Par expérience, M. Soper indique que : «lorsque le marché connaît une forte hausse de ventes unitaires pendant la première moitié de l'année, la seconde moitié en souffre. Car, les acheteurs potentiels passent à l'action plus tôt pour profiter de la situation avantageuse.»
(Source : Royal Lepage)