En somme, plusieurs indicateurs permettent d’éteindre le voyant rouge. D’une part, la capacité financière des ménages à acquérir une propriété s’approche de la moyenne historique. D'autre part, la forte progression des prix des dernières années a été compensée par une légère hausse des revenus et, surtout, par la diminution des taux hypothécaires.
Pour assister à une diminution des prix, estime-t-on chez Desjardins, il faudrait un choc tel qu’une correction persistante de l’emploi ou une remontée des taux d’intérêt qui ferait fléchir la demande. Le marché basculerait à ce moment d’un état d’équilibre à une situation de surplus. Dans le contexte d’un manque de vigueur de l’économie, il faut bien entendu surveiller étroitement le marché du travail dont l’évolution constitue le principal risque à la baisse. Pour l’instant, le voyant jaune suffit.
Situation de la copropriété
Dans le cas du condo, la construction neuve doit ralentir afin de favoriser l’écoulement des projets qui seront bientôt terminés. Malgré le niveau élevé d’unités neuves invendues et en construction, le nombre de mois nécessaire pour écouler ces habitations paraît raisonnable. De plus, le marché de la revente des copropriétés est près de l’équilibre et loin d’un surplus semblable à celui des années 1990 qui avait provoqué un recul des prix.
Fondements solides
Dans l’ensemble, les fondements du secteur résidentiel semblent sains au Québec. À moins d’une détérioration importante de la conjoncture économique, une correction des prix, voire un effondrement semblable à celui des années 1990, n’est pas à prévoir à court terme. À cet égard, les économistes de Desjardins rappellent d’ailleurs que même la légère récession de 2008-2009 n’avait pas eu d’impact important sur les prix des résidences, ce qui tempère les inquiétudes.
