Malgré les prévisions de certains trimestres indiquant que la hausse des prix des maisons au Canada ralentirait en 2011, le marché s'est bien comporté. La demande suscitée par les faibles taux d'intérêt et une économie nationale relativement stable ont exercé une pression à la hausse sur les prix de tous les types d'habitations étudiés. Royal LePage estime que les récents rapports prestigieux prévoyant d'importantes baisses des prix des maisons en 2012 sont dénués de fondements.
À l'échelle nationale, au 4e trimestre, le niveau de confiance des consommateurs à l'endroit du marché de l'immobilier était élevé, comme en témoignent les courtiers immobiliers qui ont vu une augmentation inhabituelle des cas d'offres multiples, y compris pendant le temps des Fêtes, comparativement à la même période les dernières années. À la fin de l'année 2011, le prix des maisons standards à deux étages a augmenté de 4,2 % annuellement, pour s'établir à 375 427 $, alors que celui des maisons individuelles de plain-pied a progressé de 6,1 % à 344 392 $. Le prix moyen des appartements en copropriété standard a augmenté de 3,6 %, pour s'établir à 234 680 $.
«Lors de la reprise ayant suivi la récession de 2008-2009, je me suis fait parler fréquemment de l'exubérance irrationnelle présente sur le marché canadien de l'immobilier, a déclaré Phil Soper, président et chef de la direction Services immobiliers Royal LePage. Les attentes étaient trop élevées, et le rythme d'expansion était insoutenable. Or, avec le présent rapport, je me retrouve dans la position exactement opposée. Les prévisions généralisées de correction immobilière majeure en 2012 ne peuvent tout simplement pas être justifiées. Dans le secteur immobilier, l'année s'amorce sur un dynamisme marqué, et sous l'effet stimulant des taux d'intérêt très bas, nous prévoyons que le marché va continuer de progresser - bien que le rythme sera légèrement plus lent.»
Même si 2011 a été une très bonne année pour la croissance des prix, au cours des cinq dernières années, y compris la période de la récession, les prix moyens des maisons au Canada ont augmenté d'un taux composé annuel de seulement 3,5 %, soit bien en-deça du taux d'appréciation moyen à long terme. Le PIB au Canada a également enregistré une croissance modeste au cours de la même période, et on prévoit que l'économie va progresser d'environ 2 % en 2012. Malgré que le taux de chômage persiste à demeurer plus élevé qu'avant la récession, le marché de l'emploi soutenu aux niveaux actuels ainsi que les taux d'intérêt peu élevés devraient appuyer le maintien de la hausse du prix moyen des maisons partout au pays.
«Dans le secteur immobilier, l'année s'amorce sur un dynamisme marqué, et sous l'effet stimulant des taux d'intérêt très bas, nous prévoyons que le marché va continuer de progresser.» - Phil Soper, président et chef de la direction Services immobiliers Royal LePage
Confiance
Les Canadiens demeurent confiants en leurs investissements immobiliers. Tout au long de 2011, les acheteurs ont profité des faibles taux d'intérêt pour s'initier au marché de l'habitation ou pour passer à des maisons qui convenaient mieux à leurs besoins ou désirs. Toutes les régions ayant participé à l'Étude sur le prix des maisons de Royal LePage prévoient une augmentation des prix moyens en 2012. Cela comprend les régions relativement chères de Toronto et de Vancouver, où les prix à la hausse des maisons ont constamment dépassé ceux des autres centres urbains.
«Nous croyons que les prévisions de prix à la baisse et de maisons plus abordables en 2012 ont peu de chances de se concrétiser, a ajouté Phil Soper. Même si cela réconfortera les 70 % de Canadiens qui sont propriétaires de maison, il y a matière à inquiétude quand la croissance du prix des maisons est supérieure à celle des salaires pendant une période prolongée. Et si on y ajoute les règlements hypothécaires plus restrictifs qui rendent plus difficile l'obtention d'une hypothèque, les personnes qui souhaitent acquérir une maison pourraient trouver de plus en plus difficile d'accéder au marché de l'immobilier et, dans certaines régions, les personnes pourraient même carrément y renoncer.»
Sur le plan régional, Royal LePage s'attend à ce que des villes dont l'économie est axée sur les biens, comme Calgary, Regina et Winnipeg, affichent un meilleur rendement que les grands centres urbains comme Toronto et Vancouver. Royal LePage prévoit que le prix moyen des maisons à Calgary augmentera de 3,6 % en 2012. En 2011, c'est à Regina que l'augmentation du prix moyen des maisons a été la plus forte, le prix des maisons standard à deux étages ayant progressé de 19,5 % annuellement.
(Source : Royal LePage)