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L’abordabilité résidentielle a diminué au premier trimestre au Canada

Statistiques de l'IHD au premier trimestre 2012. (Tableau Desjardins)

Statistiques de l'IHD au premier trimestre 2012.

Publié le 17 Mai 2012
Publié le 17 Mai 2012

L’augmentation des prix des résidences au Canada a entraîné une baisse de l’Indice d’abordabilité Desjardins (IAD) au premier trimestre de 2012. Le prix moyen d’une propriété a grimpé à 368 485 $ comparativement à 360 631 $ le trimestre précédent. Le repli à peine perceptible des taux hypothécaires et la faible progression des revenus n’ont pas suffi à empêcher une détérioration de l’abordabilité.

Sujets :
Québec , Canada , Vancouver

Malgré tout, l’IAD n’est que légèrement en deçà de sa moyenne historique indiquant que le marché demeure relativement abordable au pays. Le secteur résidentiel continue d’étonner par sa vigueur en raison de la faiblesse des taux d’intérêt. Le taux hypothécaire affiché pour le terme de un an s’approche de 3 % depuis le premier trimestre tandis que celui de cinq ans est supérieur à 5 %. Peu de changements sont anticipés au fil des prochains trimestres en raison des incertitudes économiques et financières mondiales qui fragilisent la confiance des investisseurs.

L’évolution des prix des résidences pourrait toutefois surprendre si l’ajustement à Vancouver se poursuit ou que la stabilité qui caractérise Calgary cède le pas à une correction. Pour l’instant, l’atterrissage se fait en douceur et la progression des prix ne fait que ralentir dans l’ensemble du pays.

Au Québec, la hausse des prix résidentiels s’atténue depuis quelques mois. La variation annuelle des prix a fléchi sous les 5 % au premier trimestre, alors qu’elle excédait ce rythme l’an passé. Il faut maintenant débourser 269 093 $, en moyenne, pour faire l’acquisition d’une propriété. Le niveau d’abordabilité ne s’est donc pas amélioré au premier trimestre en dépit du recul des taux hypothécaires. L’IAD se situe sous la moyenne historique, mais l’écart reste assez contenu pour l’instant.

En Ontario, les prix se sont raffermis dans presque toutes les RMR de sorte que la hausse trimestrielle a été supérieure à celle du Canada et du Québec. L’Indice d’abordabillité s’est par conséquent détérioré davantage, mais il s’approche encore de la moyenne historique. Le niveau actuel de 124,7 indique que le revenu disponible moyen des Ontariens excède de 24,7 % le revenu exigé par les prêteurs hypothécaires pour financer l’achat d’une résidence au prix moyen de 384 990 $.

L’Indice d’abordabilité Desjardins a diminué dans la majorité des RMR du pays au premier trimestre de 2012. La période de stabilité des prix s’est allongée à Calgary de sorte que la moyenne continue d’avoisiner les 400 000 $, ce qui se traduit par un paiement hypothécaire moyen d’environ 2 000 $ par mois. Le prix moyen d’une résidence à Vancouver s’est accru de 20 000 $ pour avoisiner 775 000 $ au premier trimestre de 2012. La correction des prix survenue depuis la fin de l’été 2011 semble donc derrière nous, mais d’autres épisodes de baisses ne sont pas exclus. Avec un versement mensuel moyen de plus de 3 500 $ pour une hypothèque, ce marché de la côte Ouest est de loin le moins abordable au pays, et ce, même si le revenu moyen des ménages excède les 75 000 $.

Le Québec et ses régions

Au Québec, la croissance des prix a été généralisée, ce qui a entraîné une baisse de l’abordabilité dans les six RMR. Les plus fortes hausses trimestrielles de prix sont survenues à Trois-Rivières (+10,6 %) et à Saguenay (+8,4 %). La progression de Québec et de Sherbrooke a avoisiné 5 % tandis que celle de Montréal s’est limitée à 2,5 % du quatrième trimestre de 2011 au premier trimestre de 2012.

La RMR de Trois-Rivières est demeurée la plus abordable de la province puisque le prix moyen des résidences atteignait 166 644 $ au premier trimestre. La RMR de Sherbrooke reste cependant la moins abordable. Même si le prix moyen (220 028 $) est nettement inférieur à celui de la moyenne provinciale (269 093 $), les revenus y sont nettement moins élevés, ce qui rend l’achat d’une propriété plus difficile.

Le prix moyen des propriétés a franchi le cap des 250 000 $ à Québec au premier trimestre de 2012. Les revenus avant impôts des ménages ont aussi légèrement augmenté à plus de 71 500 $. Le marché de Québec s’est maintenu dans la zone à surveiller puisque le niveau de l’IAD est encore légèrement inférieur à sa moyenne historique.

À Montréal, les prix moyens des résidences approchent 320 000 $, le niveau le plus élevé des six RMR. Ce marché demeure néanmoins dans la zone à surveiller. Les prix à Ottawa-Gatineau ont légèrement reculé au premier trimestre de 2012. L’abordabilité s’est donc améliorée mais ce marché reste à surveiller.

(Source : Études économiques Desjardins)

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