Selon les Perspectives du marché de l’habitation du 2e trimestre 2012, publiées par la Société canadienne d’hypothèques et de logement (SCHL), on devrait compter 5 000 mises en chantier d’habitations cette année dans la région métropolitaine de Québec. Il s'agit d'une diminution, alors qu’on en a relevé 5 445 en 2011.
La construction résidentielle devrait fléchir de nouveau en 2013, puisqu’il est prévu que 4 700 logements seront bâtis. L’an dernier, l’activité avait diminué de 18 % en regard de 2010. En 2012 et 2013, la construction résidentielle ralentira, mais de façon moins marquée.
«Plusieurs facteurs devraient continuer d’avantager la construction résidentielle au cours des deux prochaines années : solidité de l’emploi, croissance démographique et faibles taux d’intérêt. Néanmoins, l’offre plus abondante dans le marché de l’existant devrait atténuer la demande pour le neuf. Par ailleurs, la hausse prévue des taux d’intérêt en 2013 viendra également modérer le marché, dans une certaine mesure», mentionne Élisabeth Koulouris, analyste principale de marché à la SCHL.
Revente en renfort
En contrepartie, l'organisme s'attend à ce que le marché de la revente soit plus actif que l’an dernier, période où une légère croissance avait été observée (+2 %). La SCHL anticipe que les ventes augmenteront de 6,8 % cette année pour se chiffrer à 7 700 transactions, et la hausse attendue en 2013 se stabilisera autour de 1,3 % (7 800 ventes).
Par ailleurs, le nombre de propriétés à vendre serait plus important, donnant ainsi plus de choix aux acheteurs. Ces conditions devraient permettre au marché de s’assouplir, ce qui aurait pour effet de ralentir la croissance des prix. La SCHL prévoit ainsi que le prix moyen des propriétés résidentielles montera de 5 % cette année pour s’établir à 260 000 $. En 2013, il devrait atteindre 270 000 $ (+4 %).
Locatif en demande
Les facteurs soutenant la demande de logements locatifs seront encore bien présents cette année et l’an prochain : forte migration, solidité de l’emploi et vieillissement de la population. En revanche, la croissance de l’offre de logements devrait contribuer à assouplir les conditions du marché. La SCHL pressent donc une légère hausse du taux d’inoccupation en 2012. Actuellement sous la barre de 1 %, il devrait ainsi atteindre 1,8 % en octobre prochain. La détente se poursuivra en 2013 alors que le taux de logements vacants devrait atteindre 2,0 %.
