«Avant d’entreprendre les travaux de construction, de rénovation ou de transformation, les propriétaires doivent planifier soigneusement leur projet, explique Patrice Landry, aménagiste à la MRC de l'Île d'Orléans. À ce propos, le Service d’architecture et patrimoine accompagne les demandeurs dans leurs démarches vers le ministère. Auparavant, ils doivent obtenir un permis auprès de la municipalité. Cette dernière exigence prévaut pour toute construction ou rénovation, de même que pour toute pose d’enseigne, de clôture, de piscine, d’installation d’antenne ou pour la réalisation d’aménagements paysagers.»
Défi du développement durable
L’avènement de nouvelles solutions écologiques a entraîné l’apparition de certains aménagements architecturaux. C'est le cas des toits plats pour les constructions de maisons dotées de toits verts. Les gens de l’Île doivent réfléchir à ce nouveau défi. Or, il est interdit de construire des maisons aux toits plats, ce qui peut freiner ce genre d’initiative. C’est pour cette raison qu’on travaille sur les façons d’intégrer la notion d’écoresponsabilité dans l’architecture, tout en conservant le cachet patrimonial. Une question d'adaptation.
«Au cours des années 1950-60, illustre M. Landry, on a vu apparaître des bungalows sur l’Île, illustrant ainsi que l'endroit est aussi à l’image de l’évolution architecturale québécoise. Nous sommes ouverts à la diversité architecturale, pourvu qu’elle respecte le cadre dans lequel elle évolue et qu’elle participe à la mise en valeur du patrimoine orléanais.»
À cette nouvelle réalité, s’ajoutent d’autres formes de construction, comme les maisons jumelées et, même, d'un premier et unique projet de copropriétés. «La construction de plus petites unités d’habitation sur des terrains moins vastes est une avenue que nous sommes en train de considérer. La volonté gouvernementale tout à fait justifiée de faire la promotion du développement durable va aussi nous obliger à regarder autrement l’évolution potentielle des milieux de vie», poursuit Patrice Landry.
Il faut également tenir compte de l’âge de la population, de plus en plus élevé. Ce n’est pas assez important pour parler d’exode, mais il faut trouver des moyens pour retenir les jeunes. La MRC de l'Île d'Orléans constate que la migration vers les villes centres n’est pas l’apanage des régions éloignées.
