Selon l'analyse économique du Mouvement Desjardins, la Capitale profite de la vitalité économique de la région métropolitaine de Québec. Cette dernière s’est même classée au deuxième rang au pays en 2011 en tant que «championne du développement économique», selon le magazine américain Site Selection. Elle devançait Toronto (3e rang) et Montréal (4e rang). Le classement «Best to Invest Canada : Top Canadian Metros» est basé, entre autres, sur le nombre de projets structurants dans une métropole, le partenariat d’affaires et l’innovation.
En dépit d’un contexte économique mondial difficile, la région s’en sort donc relativement bien. En effet, elle s’est démarquée sur le plan canadien en ayant enregistré la deuxième plus forte croissance du PIB réel des régions métropolitaines (+2,1 %), et ce, tout juste derrière Toronto (+2,5 %), pour les six premiers mois de 2012, selon le Conference Board.
«Les MRC en périphérie sont demeurées tributaires des ressources naturelles et de la conjoncture économique continentale plus chancelante. Toutefois, elles ont retrouvé un certain dynamisme depuis quelques années, grâce entre autres à l’émergence du secteur éolien (Parcs de la Seigneurie de Beaupré, plus gros chantier de ce genre au pays, 800 M$) et agroalimentaire (véhicule de commercialisation des produits du terroir sous la marque «Saveurs Charlevoix»). À cela s’ajoute le développement de l’offre touristique avec l’important projet «Massif de Charlevoix» (258 M$) et celui du Mont-Sainte-Anne (150 M$)», observe-t-on chez Desjardins.
Qui plus est, l’étude de «Choix concurrentiels 2012» de KPMG a placé la ville de Québec en deuxième position sur plus de 100 villes réparties dans 15 pays quant à la faiblesse des frais d’exploitation. Dans un contexte de vive concurrence pour attirer ou retenir des entreprises, cela constitue un avantage indéniable pour la région. Enfin, compte tenu de ses nombreux atouts sur le plan économique, notamment la faiblesse de son taux de chômage, le dynamisme de son marché de l’habitation, les nombreux projets d’investissement et son rayonnement international accru, cela devrait continuer à favoriser son expansion.
Forces régionales
La croissance du PIB nominal de la Capitale a été légèrement plus forte que celle du Québec en 2011, respectivement 4,7 % et 4,6 %. Le taux de chômage de la région a remonté à 5,8 % (le Québec 7,8 %) puisque la population active (+13 300) a crû plus rapidement que l’emploi (+9 500). Seule Chaudière-Appalaches (4,8 %), sa voisine de l'autre côté du fleuve, a affiché un taux de chômage inférieur à celui de la Capitale en 2011.
La région possède de bons atouts (population très scolarisée, faibles coûts d’implantation d’une entreprise, bonne position géographique, infrastructures de calibre international : port, aéroport, etc.). À cela s’ajoutent des secteurs clés, dont les assurances, qui résistent mieux aux soubresauts de l’économie. Elle peut aussi compter sur le dynamisme de ses créneaux d’excellence en émergence, notamment en «technologies appliquées» avec l’essor du jeu vidéo ainsi qu’en «bâtiment vert et intelligent» avec la construction de deux écoquartiers.
(Sources : Institut de la statistique du Québec et Desjardins Études économiques)