C’est la Saskatchewan, qui possède 40% des terres arables du pays, qui a connu la plus grande envolée, avec 10,1% pour la même période. Un phénomène similaire d’augmentation rapide du prix des terres se constate aux États-Unis, surtout dans les États producteurs de maïs et de soya.
Selon l’étude publiée par Financement agricole Canada (FAC), cette hausse fait suite à celle de 4,4 % et de 0,9 % pour les deux périodes précédentes. Les augmentations plus modestes de 2010 et du début de 2011 semblent donc choses du passé et le marché des terres est redevenu très actif.
Au Québec, la valeur des terres a augmenté de 4,3 % pendant la deuxième moitié de 2011. Cette hausse du prix des terres se serait généralisée à travers la province.
Éléments favorables
Le bas niveau des taux d’intérêt, en lien avec l’inflation, et les revenus agricoles plus élevés en seraient en partie responsables. Les terres agricoles sont aussi devenues des valeurs de croissance dans un contexte de pénurie alimentaire envisagée.
Pour sauver les terres agricoles des spéculateurs, le milieu agroalimentaire du Québec pense se regrouper et créer un Fonds d’investissement pour le maintien du modèle québécois en agriculture. La relève s'en trouve fortement affectée. Selon différents chercheurs, la valeur d’une terre devrait suivre son rendement agronomique. (HC)