Rappelant qu’avec une représentation de près de 44 %, la FTQ-Construction s’avérait la plus importante organisation syndicale de l'industrie de la construction au Québec, Yves Ouellet a profité de l’occasion pour exiger davantage d’efforts pour l’embauche de travailleurs et travailleuses de la région. «Au Québec, on choisit la construction pour y faire carrière contrairement à d’autres provinces où l’industrie en est une de passage. Nous sommes fiers de nos métiers et il faut s’assurer que l’industrie demeure attrayante avec des projets novateurs comme la sécurité du revenu», a déclaré le directeur général. Le syndicat entend d’ailleurs faire cette demande lors des prochaines négociations avec le gouvernement.
«Nous savons qu’il s’agit d’un projet à long terme, mais la construction bat présentement des records d’heures travaillées et c’est le temps de mettre cette revendication de l’avant», a ajouté M. Ouellet.
Lancement d’une vidéo sur Internet
Le président Arnold Guérin a pour sa part procédé au lancement d’une vidéo mettant de l’avant ses membres, les jeunes et l’avenir que l’on peut consulter sur le site Internet www.ftqconstruction.org. D’une durée de 10 minutes, on y fait un bref rappel historique des batailles des travailleurs et travailleurs de l’industrie de la construction tout en présentant des priorités du syndicat comme la santé et sécurité au travail, ainsi que la fierté des hommes et des femmes de cette industrie. «Les employés de la construction représentent 5 % de la main-d’œuvre totale au Québec, mais subissent 25 % des accidents mortels de travail. La FTQ-Construction entend s’assurer d’améliorer la santé et la sécurité sur les chantiers en ne faisant aucun compromis sur la santé de ses membres. Encore en 2012, des travailleurs n’ont même pas accès à des toilettes avec de l’eau», a déploré M. Guérin.
Priorité à l’embauche régionale
Le représentant régional du syndicat à Québec, Alain Huot, a de son côté ajouté que des entrepreneurs de l’extérieur effectuant des travaux dans la grande région de Québec tentaient parfois de contourner les conventions collectives pour éviter d’embaucher des travailleurs de la région, même s’ils sont pleinement qualifiés.
«Cette réalité nuit à l’économie locale à Québec et nous agirons comme chien de garde dans ce dossier. Dans la région de la Capitale nationale, la FTQ-Construction représente 11 192 des 29 367 travailleurs, soit 38 %. C’est le temps d’envoyer un message clair au gouvernement qu’il ne peut pas s’essuyer les pieds sur nous!», a conclu M. Huot.
Groupe Québec Hebdo.
