D'emblée, M. St-Louis a lancé une bonne nouvelle aux membres de l’APCHQ en affirmant que 47 % des logements de la région ont entre 15 et 40 ans d’existence, comparativement à 41 % pour le reste du Québec. «Cette donnée indique que plusieurs ménages devront procéder à la rénovation de leur foyer et feront appel à des professionnels de la construction. À ce sujet, on remarque également qu’en 2009, seulement 52 % des logements de la région de Québec avaient été rénovés, comparativement à 57 % pour le reste du Canada, ce qui confirme qu’il y a des tendances positives en ce sens.»
Au chapitre des priorités, on apprend que les consommateurs de la région de Québec ont effectué la plupart de leurs investissements dans les secteurs des portes et fenêtres, la peinture, les revêtements de sol et dans l’aménagement de terrain. «On dénote que les investissements en matière de chauffage et de climatisation ont été plus importants dans le reste du Canada qu’au Québec», précise M. St-Louis.
Programmes disparus
Avec son taux de chômage nettement inférieur à la moyenne, la région de Québec fait bonne figure pour ce qui est de l’achat de biens et de denrées. En revanche, il y a lieu de s’inquiéter du haut taux d’endettement, qui atteint 148 %. Un phénomène pouvant engendrer des réorientations dans les dépenses des ménages.
Cette situation peut contribuer à freiner les projets de rénovation des résidants. D’ailleurs, on constate qu’à partir du milieu de l’année 2010, le secteur de la rénovation a essuyé un certain ralentissement, les consommateurs ont davantage dépensé dans les secteurs de l’automobile et de l’alimentation. Mario St-Louis mentionne également la disparition des programmes gouvernementaux d’aide à la rénovation. «Il y a un lien direct puisque durant la période où les programmes étaient en vigueur, les ventes ont grimpé en flèche. Toutefois, note-t-il, une fois que ces derniers ont été abandonnés, les ventes ont tout de suite chuté.»
Mises en chantier
Pour M. St-Louis, l’année 2011 ne devrait pas être considérée comme une année faste sur le plan de la construction. Les mises en chantier sont en diminution et on prévoit également une augmentation des taux d’intérêt, sans oublier le prix du pétrole qui connaît une forte hausse depuis quelques mois. Au cours des prochains mois, les Québécois devraient donc être davantage à la recherche de logements plus petits qui possèdent un bon rendement éconergétique. Cependant, comme la région de Québec est toujours privilégiée au plan économique, il y a fort à parier que les pertes y seront moindres qu’ailleurs.
