Dans ces circonstances, rien d'étonnant à ce que l'horticulture soit devenue le loisir par excellence des bébéboumeurs propriétaires de maisons. La croissance constante de cette industrie depuis le tournant des années 2000 est particulièrement éloquente.
«Une étude menée en 2009 par la firme d'experts-conseils Deloitte, pour le compte de l'Alliance canadienne de l'horticulture ornementale (ACHO), le confirme. Seulement au Québec, l'horticulture génère des retombées économiques annuelles de 3,1 G$ et procure plus de 37 500 emplois. Au pays, les retombées globales sont de l'ordre de 14,5 G$ pour 132 775 emplois», indique Luce Daigneault, directrice générale de la Fédération interdisciplinaire d'horticulture ornementale du Québec (FIHOQ).
En chiffre absolu, l'horticulture représente 0,5 % du Produit intérieur brut (PIB). Ce rendement se traduit par un investissement annuel moyen de 650 $ par foyer, selon le rapport d'étude Deloitte intitulé Incidence de l'horticulture ornementale sur l'économie.
Outre cette situation économique avantageuse, il en ressort que l'industrie se trouve en bonne posture pour répondre aux défis écologiques actuels. Parmi ses attraits, on note que les plantes produisent de l'oxygène et séquestrent du carbone. Aussi, elles atténuent les impacts des îlots de chaleur urbains et améliorent la qualité de l'eau et diminuant le ruissellement.
Mis à part ce portrait économique révélateur, rendu public à l'automne lors du colloque annuel de la FIHOQ à Saint-Hyacinthe, le regroupement professionnel a plusieurs dossiers et défis d'avenir à relever dans l'immédiat. Mentionnons, entre autres, la distribution du dépliant Info pelouse pour véhiculer de bonnes habitudes pour l'implantation et l'entretien du gazon résidentiel; l'élaboration d'un Guide de plantation et d'entretien des arbres; la publication d'un Feuillet sur les bonnes pratiques de fertilisation; la réalisation d'une étude sur l'impact des gazons et fleurs synthétiques; et le développement de l'outil Floraide sur le potentiel envahissant et nuisible de certaines plantes.
Aussi, la direction de la FIHOQ souhaite se mettre au diapason de l'évolution informatique qui anime nos vies. À cet égard, on compte inculquer l'habitude de référer au site Internet www.fihoq.qc.ca pour dénicher des réponses à toute question en matière d'horticulture, ainsi que recourir à des outils émergents de socialisation comme Facebook et Twitter afin de rejoindre et intéresser la relève aux attraits de l'industrie horticole.
Enfin, l'organisme entend militer afin de faire davantage reconnaître ses interventions dans la société. Parallèlement et de manière à obtenir une meilleure reconnaissance, la FIHOQ projette la création d'une Maison de l'horticulture ornementale, à proximité de son siège social à Saint-Hyacinthe, pour servir de vitrine pour son industrie.
