Interrogée sur la différence entre l’évaluation effectuée par la Ville et celle d’un évaluateur agréé (ÉA) en pratique privée, Mme Labbé répond que les méthodes de calcul ne sont pas tout à fait les mêmes. «L’évaluation foncière effectuée par la Ville est davantage statistique et s’appuie sur les échantillons de marché et la valeur des résidences selon les secteurs où elles sont situées. L’évaluateur en pratique privée procédera à une analyse unique sur la propriété pour déterminer la valeur marchande de celle-ci, et c’est cette valeur marchande que vous pourrez utiliser si vous désirez vendre votre maison, par exemple.» «Ainsi, suggère la présidente d'ECGL, lorsque vous avez reçu l’avis où est inscrite la nouvelle évaluation de votre maison, la Ville de Québec a indiqué que vous pouviez contester cette dernière si vous jugez que l’augmentation est trop élevée. Si vous avez l’intention de contester le nouveau rôle, vous pouvez vous adresser à une firme d’évaluation immobilière en expertise privée qui se chargera de produire l’évaluation de votre résidence.» La variation des résultats est parfois étonnante entre l’évaluation effectuée par un évaluateur privé et ceux du rôle municipal.
Évaluer le marché à la même datePar ailleurs, il faut aussi considérer que la nouvelle évaluation de leur maison a été effectuée sur sa valeur au 1er juillet 2008? «En effet, note Mme Labbé, ça prend environ un an et demi à la Ville pour comptabiliser toutes les données. C’est pour cette raison que lorsque l’on demande à un évaluateur privé de procéder à une évaluation immobilière, il lui faut la faire en se basant sur l’état de sa propriété à la même date de marché utilisée pour l’évaluation municipale, soit, dans le cas actuel, au 1er juillet 2008. Il ne s’agit donc pas de l’état actuel de la maison. Si cette dernière a connu d’importantes transformations au cours des derniers mois, on ne doit pas en tenir compte. Il nous faut effectuer notre évaluation en date de celle de la municipalité.»
Impact économique inévitableL’augmentation de la valeur des résidences dépend du contexte économique et immobilier. Une tendance qu’on ne peut contrôler. «Soyons clairs là-dessus, insiste Annie Labbé. On n’a jamais vu de maisons perdre de leur valeur au cours des ans, et ce, même durant les moments où l’économie tourne au ralenti. On ne peut donc pas y échapper. Cependant, si vous croyez que la Ville a établi une valeur erronée de votre maison, vous pouvez communiquer avec un évaluateur agréé (ÉA) en pratique privée pour faire vérifier l’exactitude de la valeur émise par celle-ci.»
