«La maison verte n’est pas une tendance, mais bien un besoin, affirme Sylvain Tremblay, président de l’APCHQ. Elle est là pour rester et il faut que l’industrie s’y adapte.»
Interrogé sur l’avenir du secteur de la construction, Sylvain Tremblay est catégorique, il faut prendre le virage vert. «La nouvelle génération est extrêmement sensible à cette question et la clientèle est de plus en plus exigeante à ce sujet. Heureusement, les entrepreneurs en sont très conscients et agissent en conséquence.»
L’APCHQ vient d’ailleurs de mettre à la disposition de ses membres un guide des options écologiques. On y trouve, par exemple, des conseils sur la récupération et le tri des rebus. «Nous travaillons très fort sur cette question à l’association», assure le président.
Évidemment, la construction verte n’est pas l’unique cheval de bataille de l’association pour les années à venir. La promotion d’événements comme le salon Expo Habitat et la remise des prix Nobilis continuera. «De plus, nous poursuivrons notre mission de défense des intérêts de nos membres auprès des différents paliers de gouvernement et des organismes réglementaires», précise M. Tremblay.
À l’occasion de son 50e anniversaire, l’APCHQ – région de Québec a fait bien des heureux. «Plutôt que de s’offrir un cadeau, nos membres ont décidé de mettre sur pied un projet pour la communauté, plus précisément pour Cité Joie», raconte Sylvain Tremblay.
C’est ainsi qu’a été inauguré tout récemment le Pavillon APCHQ chez Cité Joie, le plus important centre de vacances pour personnes handicapées de l’est du Québec. «Nous voulions améliorer la qualité de vie de personnes qui vivent une situation difficile. L’expérience a été telle que nous envisageons de créer une fondation APCHQ. Celle-ci mettrait sur pied de nouveaux projets qui nous permettraient de redonner un peu à la société.»
Retour à la normale dans les mises en chantierL’APCHQ ne s’inquiète pas outre mesure des prévisions de la Société canadienne d’hypothèque et de logement qui prévoit une diminution de 5 à 10 % des mises en chantier pour les cinq prochaines années.
«Si cela s’avère, ce sont 4 800 à 5 000 mises en chantier par année qui seront faites, ce qui correspond tout à fait à la moyenne des 25 dernières années, indique Sylvain Tremblay. Ce sont plutôt les cinq dernières années qui ont été en quelque sorte anormales. L’industrie était en récupération. Maintenant, elle suivra la demande.»
