C’est ce qui ressort du bilan 2011 de la CMQ concernant le Plan de gestion des matières résiduelles pour la portion nord de son territoire. Rédigé grâce à la collaboration des villes et des MRC concernées, ce rapport fait état des mesures importantes mises en place par les municipalités, ainsi que des quantités de matières valorisées par l’entremise des bacs bleus, du compostage et des écocentres. Un raffinement des méthodes de collecte et de compilation des données de base a été appliqué pour 2011 et pour toutes les années antérieures.
On y fait mention, entre autres, que la quantité de matières recyclées est passée de 27 059 à 54 871 tonnes entre 2002 et 2011, pour une hausse de 103 %. La quantité de matières recyclées plafonne cependant et tend même à diminuer légèrement en chiffres absolus depuis 2008.
Le taux de diversion, soit le rapport des quantités valorisées sur les quantités gérées, est passé de 23 % à 46 % entre 2002 et 2011. Il n'a cependant augmenté que de 1 % au cours de la dernière année, soit de 45 % à 46 %.
En ce qui concerne la quantité de matières organiques valorisée, elle a cru de 60 % entre 2002 et 2011. La progression de cet indice a cependant été nulle au cours de la dernière année.
Le secteur de la construction en hausse
À elle seule, la quantité d'encombrants et de produits du secteur de la construction-rénovation-démolition valorisée a fait un impressionnant bond de 1 244 % entre 2002 et 2011, passant de 4 479 à 60 197 tonnes. La valorisation de ces biens a augmenté de 1 % entre 2010 et 2011. Le portrait des différentes composantes de la CMQ est largement dépendant des situations géographiques variables de ces dernières. Essentiellement rurale, la MRC de L'Île d'Orléans affiche un taux de diversion de 29 %, la Côte-de-Beaupré de 31 %, la Jacques-Cartier de 38 % et l'agglomération de Québec de 47 %. Toutes affichaient cependant en 2011 des taux de diversion largement supérieurs à ceux de 2002. Groupe Québec Hebdo.
