Pour y parvenir, la CCQ s’est fixé quatre modes d’interventions, soit : favoriser le développement d’une relève compétente; soutenir la progression des apprentis; favoriser la formation continue de la main-d’œuvre de l’industrie; et, enfin, maintenir voire améliorer les mécanismes permettant de répondre aux besoins de formation spécifiques de la main-d’œuvre.
Cette structure permet à la CCQ de contribuer au développement et à l’implantation des programmes d’études et de soutenir les commissions scolaires dans la gestion des centres de formation destinés à l’industrie de la construction.
Fonds pour le perfectionnement
Il y a plus de 15 ans, l’industrie de la construction s’est dotée de fonds destinés à financer et promouvoir le perfectionnement de ses travailleurs. Grâce aux contributions des employeurs, ces fonds totalisent aujourd’hui plus de 150 M$.
Cette mesure semble connaître un succès croissant puisque, année après année, le nombre de personnes formées ne cesse d’augmenter et les sommes investies par les fonds se maintiennent.
«Par exemple, en 2006, rapporte la CCQ, 15 312 travailleurs ont participé à 1 363 groupes de perfectionnement formés au Québec pour un investissement de 24,6 M$. En 2007, ce sont 17 234 travailleurs qui ont participé à 1 515 groupes pour un investissement de 26,5 M$. En 2008, le nombre de travailleurs qui se sont perfectionnés a littéralement explosé pour dépasser les 19 000 participants, répartis en plus de 1 800 groupes nécessitant un investissement de 26 M$.»
Perspectives d’emploi
Pour la région de Québec, on ne constate pas de pénurie de main-d’œuvre. Cependant, à la lumière des données recueillies par la CCQ, on remarque que pour les métiers de briqueteur-maçon, calorifugeur, carreleur, mécanicien d’ascenseur et plâtrier, le bassin de main-d’œuvre représente moins de 10%.
Au chapitre des perspectives 2012-2014 des métiers et occupations de la construction, la CCQ rapporte qu’en 2010, «les 25 800 travailleurs de la région de Québec ont enregistré 25,7 millions d’heures, soit 9% de plus qu’en 2009, et tout indique que la croissance a été aussi vigoureuse en 2011.»
Ainsi, tous les secteurs de la construction affichent une belle performance avec, notamment, le réaménagement de l’échangeur Robert-Bourassa (250 M$) et le prolongement de l’autoroute entre Beauceville et Saint-Georges (230 M$). La construction résidentielle fait également bonne mine avec des développements comme La Cité Verte (350 M$), Le Mesnil (235 M$) et les appartements Les Jardins de Vérone (150 M$). Le secteur récréotouristique, avec Le Massif de Charlevoix (258 M$).
Et la suite des choses semble fort encourageante puisque la CCQ prévoit que le volume de travail «atteindra un niveau jamais atteint auparavant, soit près de 27 millions d’heures d’ici 2014.» Parmi les grands projets qui seront menés, mentionnons, entre autres, l’agrandissement du Musée national des beaux-arts (100 M$), l’agrandissement de l’Aéroport international Jean-Lesage (225 M$, jusqu’en 2015) et l’agrandissement de l’Hôtel-Dieu de Québec (850 M$).
